Toulon: « Je ne serai pas le président de la démission, du renoncement et de la faiblesse »

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy à ToulonEn meeting vendredi à Toulon, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours offensif pour dénoncer une autorité de l’Etat jugée défaillante en pleine fronde des policiers et le « quinquennat finissant dans le ridicule » de François Hollande.

Nicolas Sarkozy s’est exprimé devant plus d’un millier de personnes réunies au palais des Congrès de Toulon comble.
« Je ne serai pas le président de la démission, du renoncement et de la faiblesse », a-t-il dit devant un millier de militants réunis dans le Palais Neptune de Toulon.
Dans une France confrontée selon lui aux « agressions des enseignants » et soumise au « microclimat de la jungle de Calais » avec ses « 11.000 personnes en situation illégale », Nicolas Sarkozy a décliné les exemples, à ses yeux, d’un manque d’autorité de l’Etat.
« Et voilà ce qu’on a récolté, la désespérance des forces de l’ordre », a dit le candidat à la primaire de la droite et du centre, précisant vouloir une « alternance forte et immédiate » qui refuse le « déni de réalité ». Nicolas Sarkozy a affirmé que « la France n’a pas de problème avec la religion, la France a un problème avec l’islam djihadiste, la France a un problème avec l’islam politique » dans un discours axé sur l’autorité et la défense de l’identité française.

« Ce sera eux ou nous », a déclaré Nicolas Sarkozy au sujet de « l’islam djihadiste ». Sur l' »islam politique », il a promis qu’en cas de victoire, « le burkini sera interdit sur toutes les plages de France », tout comme « les horaires pour les femmes et les hommes dans les piscines » et la possibilité « pour l’oncle ou le mari de choisir à l’hôpital le sexe du médecin de sa femme ».
L’ancien président a également rappelé sa promesse d’organiser dès le 18 juin 2017, s’il est élu, un référendum pour « autoriser le ministre de l’intérieur à placer en rétention administrative toute personne présentant un danger pour la société ».
Nicolas Sarkozy a indiqué également que face « au défi démographique » mondial, ce référendum comporterait une question visant à autoriser « l’arrêt du regroupement familial » pour les étrangers vivant en France. Plus largement, le candidat à la primaire de la droite a dénoncé « la vision moyenâgeuse d’une minorité tyrannique qui présente le corps de la femme comme un instrument satanique qu’il faut masquer à la vue des hommes, tandis qu’eux peuvent exhiber leur nudité ». « Et en disant cela », a-t-il poursuivi, « je dis aux jeunes femmes musulmanes qui veulent, par exemple, choisir leur petit copain, que je les défendrai et que la République ne reculera pas » sur le principe de légalité hommes-femmes.

L’ancien chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’organiser le 18 juin 2017, jour du second tour des élections législatives, un référendum auprès des Français sur la suspension du regroupement familial et la rétention préventive pour les fichés S les plus dangereux.
Dans une région où le Front national réalise traditionnellement ses meilleurs résultats électoraux, Nicolas Sarkozy a réservé quelques piques à Marine Le Pen, « qui n’a jamais rien gagné de sa vie ».

« Notre pays est inquiet, la France est à cran », a-t-il dit. « Notre devoir est de gagner. Si ce n’est pas nous, je crains beaucoup de ce que la colère française pourrait avoir comme résultat ».

L’ancien chef de l’État, a affiché vendredi son optimisme et sa confiance. Il a attaqué frontalement François Bayrou, pointant la collusion entre le patron du MoDem et Alain Juppé. « Le débat est en train de se focaliser autour de la nature de l’alternance, estime l’ancien président. Je veux une alternance forte, franche, véritable. Sans compromis. L’alternance avec Bayrou et les centristes, ce serait la continuité. N’oubliez pas que c’est lui qui nous a fait tomber dans le socialisme. »  « Je sens que cela se cristallise très fortement, explique-t-il. Le rapport de forces est bon: à droite, c’est 50 pour moi et 25 pour Juppé. C’est très net! »

presseagence.fr

Publié dans discours

Commenter cet article