Merci mille fois encore, Monsieur Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Merci mille fois encore, Monsieur Nicolas SarkozyNicolas, merci !

Je dois reconnaître au candidat de la primaire de la droite et du centre bien que défait en cette soirée du 20 novembre 2016, d'avoir toujours su électriser les débats et d'être le seul des prétendants à avoir fait de la politique autrement.

Je lui tire chapeau bas et m'incline respectueusement face à sa grandeur d'âme y compris lors de son adieu à la politique. Qu'elle classe, que rajouter face à la grandeur d'âme de cet homme qui avait mis toutes ses forces et son courage au service de la France.

Le 20 novembre fut pour vous Nicolas Sarkozy, le moment de faire enfin votre véritable adieu à cette classe politique vous en ayant autant vomi, injurié et calomnié de manière parfois plus qu'outrancière.

J'aimais chez vous cet œil vif, malicieux, ce regard canaille que vous promeniez sur tous les autres lorsque la flamme du défi s'allumait pétillante dans vos yeux. 
J'aimais cette façon de savoir de fort belle manière s'affranchir des usages, des us et coutumes de tous ces gens coincés, coincés dans les bonnes manières de la droite, coincés dans la peur de leur propre ombre, coincés à la seule évocation du Centre, coincés dans la pensée vertueuse de la gauche.

J'aimais Monsieur Nicolas Sarkozy que vous puissiez porter des costumes faits sur mesures, que vous votiez dans le 16e flanqué de Claude Goasguen, et qu'à cette occasion le faire sans attendre, sans s'encombrer à devoir faire la queue avec les citoyens dont vous sollicitiez pourtant les suffrages, alors que tous vos concurrents se sont infligés face caméras à patienter parfois jusqu'à une heure avant d'accéder à l'isoloir.

J'ai adoré quand lorsque vous êtes arrivé en Falcon à Bordeaux où un juge d'instruction bien téméraire s'était permis de vous convoquer, avec berline sur le tarmac et Maître Herzog au bas de l'escalier du dit Falcon vous attendant avec son visage fermé de tonton flingueur, comme Lino Ventura dans le très beau Film des tontons flingueurs.

Nous adorions vous voir marcher sur l'adversité avec constance, vous battre contre tous ceux, si nombreux, qui cherchaient à vous ramener en vain, dans le commun des mortels ce que vous aviez fui toute la vie.
Nicolas Sarkozy vous ressembliez chaque jour un peu plus à Al Pacino dans Le Parrain et ce doigt d'honneur permanent que vous adressiez aux Inrocks, à France Inter, aux collectifs d'artistes et aux minets en Stan Smith de Yann Barthès, ça me plaisait terriblement.

Vos adieux étaient parfaits parce qu'enfin, vous étiez sincère le ton juste, précis ce qu'il faut afin de savoir partir dans une très grande dignité, vous désistant pour François Fillon.

Hélas, la droite a parlé, la droite mocassins, la droite patrimoniale, notariale, celle de la Sologne et du Cap Ferret, et cette droite-là a choisi Fillon parce que vous n'aviez pas fait tout ce qu'elle attendait de vous lorsque vous étiez aux manettes. Elle voulait la fin des 35 heures, elle voulait qu'on allège ses impôts et ses taxes, elle voulait qu'on délivre ses entreprises de l'administration, bref elle voulait qu'on la débarrasse du socialisme sous toutes ses formes.

Nicolas Sarkozy, même si vous avez été la bonne personne à la bonne place pendant la crise des Subprimes, vous n'avez pas réformé ce pays de fond en comble. Le peuple de droite souhaite maintenant que cela soit fait, car au fond ce ne sont pas gens très drôles, ces fameux crétins de droite qui veulent parfois être aussi de gauche...

Vos adieux étaient parfaits, un ton au dessus puis qu’enfin, vous étiez sincère pas comme cet Alain Juppé ce dimanche 27 novembre nous apparaissant la mine déconfite, faisant bien plus que son âge ridé, fané, chiffonné au bord des larmes, de dépit ou de rage par ailleurs peu nous en importe puisque l'essentiel, c'est qu'un de vos plus proches lieutenant prendra la barre du navire France en mai 2017...
Que sans vous et vos consignes de vote jamais un François Fillon n'aurait réalisé un tel score 66,5 % face à Juppé.

Grâce à vous Monsieur Nicolas Sarkozy, à vos instruction de ne devoir voter que pour François Fillon nous venons d'échapper au radical socialisme auquel nous en avait alors sans jamais le dire, destiné Alain Juppé aidé du traite du Béarn François Bayrou qui prit L'UDF avec 173 députés et à ce jour ne dispose plus que de Jean Lassalle.

Enfin Monsieur Nicolas Sarkozy vous sortiez avec les honneurs de cette misérable campagne où vous ne sembliez ne croire à rien de ce que vous marteliez. Enfin, Éric Ciotti va cesser de proférer des insanités en votre nom. Il était temps. Cette campagne sans intelligence, sans idées et sans grandeur n'était pas digne d'un homme qui a été capable de tellement mieux. C'était du Buisson ramolli alors qu'il nous fallait un Napoléon du pont d'Arcole le 17/11/ 1796.

Nicolas Sarkozy je veux vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour notre pays et pour l'énergie et le bonheur que vous avez sans ménagement donnés à ceux qui vous ont soutenu. 
Je veux vous remercier pour l'impulsion que vous aviez au plus fort des crises su prodiguer à l'Europe, cette impulsion dont on constate, alors que le continent maintenant se disloque, qu'elle était tellement nécessaire. Personne ne conteste aujourd'hui que la période de la présidence française du Conseil de l'Union européenne a été politiquement brillante.

Monsieur Nicolas Sarkozy vous donniez mal à la tête à trop de gens, vous étiez vibrionnant, palpitant, vous impulsiez du dynamisme alors que les gens ne voulaient que préserver des avantages acquis soit disant de haute lutte, quitte en crever la bouche ouverte tel le poisson rouge sorti de son bocal.

Alors voilà, vous avez aussi fait de belles erreurs, si elles ne furent point trop nombreuses médiatiquement elles n'en furent que plus lourdes, la Libye, la comparaison des migrants à une fuite d'eau, casse toi pauvre con, le yacht de Bolloré, les 500 milliards de dette supplémentaire, qui n'étaient pas tous issus que de la seule crise des Subprimes, et autres erreurs que nos médias et la presse nous en ressassèrent à satiété . Tout le monde vous a lâché.

Beaucoup ont pensé que vous réélire revenait à faire comme les Italiens avec Berlusconi et que peu de gens ne le voulais plus. Certains votèrent Juppé le 20 novembre. Moi par fidélité et puisque vous aviez bien trop d'ennemis j'ai voté une nouvelle fois encore pour vous.

Dans les files d'attente j'y ai vu des socialistes venus nombreux voter sans hésiter contre vous, la cuirasse du tout Sauf Sarkozy avait selon eux tous, de beaux jours devant eux? 
Juppé avec sa bouille d'un président de la IIIème République sorti du formol avait la peau solide. TSS alors pourquoi pas un bon Juppé bien rectangulaire, avec ses vestes bleu nuit aux épaules bien trop larges, un peu à la Chirac, la mine soucieuse et le corps entièrement fondu dans celui de notre vieux pays, un Juppé de marbre, commandeur stoïque dans le déchainement des flots où nous sommes pris, gouvernant le navire France sans aucun autre souci que de le conduire à bon port, c'était ce qu'ils voulaient eux et les socialistes ainsi que Bayrou se faisant fort de représenter 15% des électeurs? Cet homme n’exagère jamais 2,5% devrait faire l'appoint…

Mais voila qu'en moins de quinze jours, ces mêmes français se ressaisirent un Juppé adoubé à un Bayrou parlant à l'oreille fiscale de Son Massey -Ferguson, entendant des voix à Lourdes à la Grotte de Massabielle lui disant tu sera président cela les inquiétât alors terriblement??
EH comme on les comprend il y avait de quoi, une France dirigée par Chirac un Radical Socialiste durant 12 ans, avant cela 14 ans de socialisme les participants à cette primaire prirent enfin peur de revenir encore plus en arrière et changèrent en un tournemain d'orientation!!!!

 

Les participants de la primaire préférèrent un Fillon à un Vieillard du Bordelais acoquiné au judas Béarnais se recueillant à la grotte de Massabielle.
Peut-être Nicolas Sarkozy que vous nous reviendrez, comme président de l'Europe un poste bien plus à votre véritable mesure, après tout, vous êtes toujours plus jeune qu'un Juppé… Aujourd'hui, en politique tout est possible.

D'ici là, amiral, je vous souhaite bon vent, vous m'avez donné beaucoup de ce que je suis, et peut-être pas la moins bonne partie, puisque en matière analyse politique attaché à votre cas, j'ai terriblement appris et mes billets sont désormais beaucoup mieux élaborés qu'autrefois .

Merci mille fois encore, Monsieur Nicolas Sarkozy.

Fernand Chaput

 

Publié dans Témoignages

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