Les Français veulent une majorité d’engagement et non de reniement

Publié le par La rédaction

Sebastien Pilard est conseiller régional des Pays de la Loire. Ancien membre de Sens commun, il soutient aujourd'hui Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite.

On a tous pu noter la légèreté avec laquelle certains candidats à la primaire se sont positionnés lors du débat sur la question de la majorité parlementaire et de François Bayrou.

L'essentiel des candidats ont feint de ne pas comprendre le sujet posé par Nicolas Sarkozy.  Ils ont préféré adopter une posture ou faire une pirouette en appelant Charles de Gaulle à la rescousse. Nous pouvons d’ailleurs noter que, pour les mêmes personnes lors de ce débat, le sujet était nettement moins anecdotique quand il a fallu se positionner par rapport au Front National.

Pourquoi adopter une position aussi précise, unanime et légitime envers Marine Le Pen et aussi flou envers François Bayrou ?

Bien au-delà de la question de la personne de François Bayrou, la question des alliances politiques est cruciale car elle ne sera pas sans conséquences concrètes sur la mise en œuvre de la politique.

Les programmes proposés par certains sont des programmes de rupture sur de nombreux sujets : sécurité, identité, famille, réforme de l’Etat, réforme sociale, Europe... Mais avoir un beau programme sur un papier n’est pas suffisant encore faut-il être en mesure de l’appliquer.

Pour le mettre en œuvre, il est évident que la composition de la majorité parlementaire sera fondamentale. François Hollande en est un très bon exemple. Ses « alliés », l’extrême gauche, les verts ou les frondeurs, n’ont cessé de freiner ou de faire reculer l’action gouvernementale ce qui a engendré l’immobilisme général que nous avons connu pendant cinq ans.

Comment imaginer qu'un entraîneur d'une équipe de football mette en place une philosophie de jeu sans tenir compte des profils de ces joueurs?

Comment imaginer qu'un chef d'entreprise bâtisse une stratégie sans réfléchir à l'équipe qui va la mettre en œuvre?

Autant que le gouvernement, les parlementaires aurons un rôle prédominant sur la politique menée par le prochain Président. Nous voyons donc bien que la question des alliances politiques et de la composition de la future Assemblée Nationale est centrale car elle préfigurera des reniements ou de la capacité d’action du Président de la République au cours du prochain quinquennat. Les Français veulent une majorité d’engagement et non de reniement. Cinq ans ça suffit !

Nier ou dénigrer cette évidence, pour ceux qui veulent soi-disant « renverser la table », démontre qu'ils n'ont pas compris les erreurs du passé ou pire qu'ils vendent du rêve sans avoir l'intention de mettre œuvre leur programme.

En ce sens, la question posée par Nicolas Sarkozy est cruciale et force est de constater qu'il est le seul à y répondre avec clarté.

A moins que ces personnes adoptent une posture politicienne et dans ce cas les politiciens ne sont pas du côté qu’on croit !

Sébastien Pilard

valeursactuelles.com

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