Nicolas Sarkozy : «La colère du peuple doit être entendue»

Publié le par La rédaction

Image d'archiveNicolas Sarkozy était en déplacement samedi à Bordeaux.

 

Deux ans après le meeting de Bordeaux, durant lequel Alain Juppé s'était fait huer aux côtés de Nicolas Sarkozy, l'ancien président devenu candidat à la primaire est revenu… au même endroit, dans la même salle, devant plus de 3000 personnes réunies en pleine après-midi. Le ton est donné dès les premières minutes: «C'est un grand bonheur d'être à Bordeaux et dans ce département où j'ai tant d'amis», s'amuse Nicolas Sarkozy.

Les élus installés derrière lui sur scène, le candidat plante le décor: Alain Juppé ou François Fillon sont des concurrents. «Je vous demande de vous souvenir que j'aurai besoin de tout le monde quand on aura gagné le 27 novembre», se projette-t-il. «Mes concurrents ne sont pas mes adversaires, nous sommes tous de la même famille. Et c'est pour ça que je vais pouvoir vous parler franchement».  Car pour Nicolas Sarkozy, l'échec des années Hollande serait lié à la primaire du PS qui n'aurait pas tranché les questions de fond. «Nous devons parler de tout. Tout part du diagnostic», reprend-t-il à la tribune.

Sarkozy tacle Juppé et son «identité heureuse»

«Je ne crois pas à l'identité heureuse», entame-t-il. Un petit «bouh» se fait entendre dans la salle. «Pour les 6 millions de chômeurs, l'identité elle-est heureuse? Réfléchissez à ça». «L'identité heureuse pour qui ? Pour les familles qui ont été matraquées fiscalement?», interroge le candidat.

«L'identité heureuse pour les classes moyennes ? Elles ne se sont jamais senties aussi déclassées. Le déclassement, c'est quand vous avez l'impression de vivre moins bien que vos parents et que vous avez la certitude que vos enfants vivront moins bien!» «L'identité heureuse quand 238 personnes ont été lâchement assassinées par des barbares sanguinaires ?»

«Si donc comme moi, comme nous, vous pensez que la situation est grave, alors l'alternance doit être forte. Je veux d'ailleurs dire un deuxième point d'accord avec un certain nombre de mes concurrents dont Alain Juppé». «Comprenez-moi bien. J'ai l'intention de tout dire avant pour tout faire après. Si vous me faites confiances c'est ce qu'on fera ensemble.» Nicolas Sarkozy met Alain Juppé et François Hollande dans le même panier. «Après cinq ans d'impuissance, on ne va pas prendre cinq ans d'immobilité!»

Nicolas Sarkozy en vient à parler de la majorité qui devra accompagner le président élu… et donc de François Bayrou. «Je n'ai aucun compte à régler, surtout avec quelqu'un qui a été trois fois candidat mais jamais qualifié au second tour». Pour la première fois, Nicolas Sarkozy évoque lors d'un meeting un pacte Bayrou-Juppé… pour mieux le dénoncer. «Alain Juppé fait une erreur en faisant un pacte avec François Bayrou.Il nous a fait entrer dans le socialisme ce n'est pas lui qui nous en fera sortir».

 

«On va leur montrer que la majorité s'est mise debout»

Pour Nicolas Sarkozy, l'élection américaine doit servir d'électrochoc. «À force de ne pas écouter la colère du peuple, il va finir par se révolter, par renverser la table! Je déteste le mot populisme. Le vote populaire, notre devoir, c'est de le respecter.» Et il veut que les «leçons soient tirées en France». «La colère du peuple doit être entendue». Il aborde la question de l'islam politique, de l'intégration, des fichiers S, de l'Etat de droit, du burkini. Il faut, dit-il «avoir le courage de parler d'immigration». «Je ne me reconnais en rien dans le discours de Marine Le Pen. En rien! Mais je n'accepte pas que l'on me dise que poser la question des frontières ou de l'immigration c'est du racisme. C'est simplement de la lucidité». Aux yeux de l'ancien chef de l'Etat, «ceux qui ferment les yeux, qui n'ont pas le courage de dire une réalité, seront complices d'un désastre qui arrive. Parce qu'il arrive!» Et le candidat de lancer: «Je veux être le candidat de la réalité telle que vous vivez, pas d'une réalité virtuelle».

Nicolas Sarkozy le répète: Il souhaite une alternance «forte» qui «a le courage d'assumer nos idées». Pour le candidat à la primaire, la droite ne doit pas «s'excuser» de ce qu'elle est. Il ne sera pas le «président de l'impuissance, de la faiblesse, de la démission», ajoutant qu'il ne veut «pas d'accommodements car ils ne sont jamais raisonnables». Pour lui, «devant la gravité des sujets» auxquels la France doit faire face, «nous sommes obligés de mettre en place une alternance forte».

«Demain il faudra négocier avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Xi Jinping». Il appelle ses soutiens à se mobiliser. «Il faut qu'on se réveille et qu'on évite ce que les autres ont connu», en pointant la Grande Bretagne et les Etats-Unis. «On va leur montrer que la majorité s'est mise debout et dit ça suffit.»

lefigaro.fr​​​​​​​

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LABOSSIÈRE 14/11/2016 00:26

Amis Sarkozystes,

Plus nous approchons de la date du premier tour de la primaire de la droite et du centre, plus les chiffres des sondages deviennent favorables à Nicolas Sarkozy.

Personnellement, je ne doute pas qu'ils le soient et d'ailleurs n'en ai jamais douté, même quand on nous les annonçait défavorables !

Cependant, pour rester cohérents avec nous-mêmes, je serais tentée de dire, surtout ne changeons rien !
Quand ces chiffres étaient défavorables nous avions fait le choix de n'en tenir aucun compte et d'investir toute notre énergie à nous battre pour la victoire de Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui que l'inverse nous est annoncé, il me semble que nous aurions tout à gagner à ne rien modifier à notre ligne de conduite.
Continuer à ignorer les sondages, nous battre avec une ardeur inchangée, avec le meilleur de nous-même, la même détermination, le même état d'esprit, la même énergie, la même vigilance, avec pour seul et unique objectif, cette victoire que nous voulons pour Nicolas Sarkozy, qui sera aussi la nôtre.

Bien à vous Amis Sarkozystes.

Cécile Labossière
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