Valéry Denis, centriste: Pourquoi je soutiens Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Les journaux et les experts ont décidé pour tous les Français, et donc pour tous les centristes de France en mal d’un candidat : “Le plus centriste des candidats à la primaire est (suspens et roulement de tambour...) : Alain Juppé (acclamations !).” Le verdict de quelques-uns est tombé, il tourne en boucle sur toutes ondes, il s’écrit, il s’imprime, puis se répète, et l’on finit par l’accepter comme une évidence pour tous.

Désolé de briser le consensus, mais pour moi, cela ne l’est pas une évidence. Alain est-il plus ou moins centriste que Nicolas, François, Nathalie ou Jean-François ? A vrai dire, en dépit de mon passé centriste, je peine à décerner la palme du “plus centriste” qui, selon certains, offrirait au récipiendaire les voix (nombreuses) des déçus du Parti Socialiste.

Je pourrais bien évidemment m’interroger sur ce qu’est un centriste, étudier les définitions respectives de René Raymond, de Jean-Louis Bourlanges ou encore de Serge Bernstein. Refermant les manuels, je pourrais ensuite me référer aux programmes à venir ou, plus judicieux, aux actes passés. Je pourrais enfin aussi juger sur la mine, sur le look, sur la façon de se comporter, de parler, de sourire... Bref, tel un théologien byzantin (ou un commentateur politique français), je pourrais disserter à l’infini sur le centrisme des uns et des autres.

Je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Je suis las de toutes ces étiquettes qui réduisent la réalité à des idées, et les candidats à des adjectifs. Cela ne m’intéresse pas.

En revanche, je ne souhaite pas que l’on me prive de ma liberté de choisir. Un centriste peut-il soutenir Nicolas Sarkozy ? Peut-il s’affranchir des injonctions qui lui somment de choisir a priori tel autre candidat ? Oui. Mon choix n’est pas celui d’une étiquette ou d’un épithète. Mon choix est fondé sur une expérience d’élu, sur une connaissance approfondie de l’état de notre pays et sur l’intime conviction que notre pays doit radicalement changer de cap.

N’en déplaise à ceux qui veulent m’imposer leur choix, je soutiens Nicolas Sarkozy.

 

Valéry Denis

Adjoint au maire de Troyes

Conseiller départemental de l'Aube

centriste-et-sarkozyste.com

Publié dans Primaires

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