Nicolas Sarkozy à Vendôme: un «plan Marshall» pour sauver « la majorité silencieuse qui n’en peut plus »

Publié le par La rédaction

photo NR Jérôme Dutac
photo NR Jérôme Dutac

En déplacement en Loir-et-Cher, Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi un “ plan Marshall ” pour sauver “ la France rurale ” et “ la majorité silencieuse qui n’en peut plus ”.

Venu à Vendôme sur les terres agricoles de son porte-parole Maurice Leroy, Nicolas Sarkozy s'est présenté jeudi comme le candidat des paysans.

" La France silencieuse qui ne réclame rien "

« Je veux prendre à bras-le-corps la France rurale », a déclaré l'ancien chef de l'État, citant volontiers « les traditions, les coutumes, le mode de vie des Français ». Une véritable déclaration d'amour à une « France silencieuse qui ne réclame rien et qui n'a jamais rien cassé » qu'il a accompagnée de quelques annonces.

A commencer par un « plan Marshall » d'une « dizaine de milliards d'euros » dès le mois de juillet 2017 en cas de victoire à la présidentielle. Infrastructures, démographie médicale, accès au numérique… l'ancien chef de l'État a promis qu'« à chaque euro public investi pour la ville correspondra un euro public investi pour la ruralité ». Le but :« Fixer un objectif de compétitivité pour la ruralité » et faire en sorte qu'elle ne soit plus « le parent pauvre de l'action de l'État ».

Autre promesse faite par Nicolas Sarkozy devant le public conquis de Vendôme : « Un moratoire complet sur toutes les normes qui concernent la ruralité ». « Les élus ruraux n'en peuvent plus des normes qui leur tombent sur la tête », a lancé le candidat sous les applaudissements d'une salle pleine à craquer, s'engageant à supprimer « toute norme française supérieure à la moyenne des normes européennes ».

Hollande président de " l'impuissance "

Rétablissement des contrôles aux frontières, « suspension du regroupement familial », « refondation » de l'Europe, renforcement de la politique pénale contre les « multirécidivistes »… Dans une salle chauffée à blanc autant par la température ambiante que par les discours d'introduction de Guillaume Peltier et Maurice Leroy, Nicolas Sarkozy a déroulé un programme très à droite tout au long d'un discours de près d'une heure ouvert avec une charge contre François Hollande, brocardé en président de « l'impuissance ». « La démocratie n'a pas le droit à la faiblesse […] Nous ne pouvons pas accepter l'impuissance, a-t-il martelé. Dans huit mois, il faudra choisir entre la présidence de l'impuissance et la présidence de l'action. Je serai le président de l'action. » Quelques heures après le discours de François Hollande sur « la démocratie face au terrorisme »

Julien Proult

lanouvellerepublique.fr

Publié dans discours, Primaires, Programme

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