Nicolas Sarkozy reviendra sur le prélèvement à la source

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy reviendra sur le prélèvement à la source

Dans un entretien aux Echos, le candidat à la primaire à droite a promis de revenir sur le prélèvement à la source, actuellement en phase « d’installation » par le gouvernement, s’il revenait au pouvoir en 2017.

« Une atteinte à la vie privée ». Ce sont, en ces termes, que l’ancien président de la République a décrit le mécanisme de prélèvement à la source que le gouvernement appelle de ses vœux à l’horizon 2017.« L’employeur n’a pas à connaître la vie personnelle de ses salariés », appuie l’ancien ministre des Finances. Prenant ainsi le parti des entreprises déjà étranglé par la lourdeur administrative. « Je ne serai pas celui qui augmente les tâches administratives des entreprises. Comment peut-on leur promettre un allégement des charges et commencer par accroître leurs contraintes en leur demandant de faire le travail de l'administration fiscale ? Il n'en est pas question »

Une « simplification » qui n’en a que le nom au regard de Nicolas Sarkozy. « De très nombreux contribuables devront quand même continuer à faire une déclaration chaque année, ne serait-ce que pour tenir compte des pensions alimentaires ou des crédits et des réductions d'impôts », assure-t-il. Pour rappel, le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu doit entrer en application au 1er janvier 2018.

« Trois différences »

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a détaillé par le menu sa différence de perception, sur le volet économique, avec son grand rival Alain Juppé, listant « trois choses » fondamentales.

« Je veux une baisse immédiate des impôts » tandis que le maire de Bordeaux « veut une augmentation de la TVA ». Nicolas Sarkozy plaide également « pour une baisse de l'impôt sur le revenu car les classes moyennes n'en peuvent plus tandis qu'Alain Juppé n'en veut pas ». Enfin, Nicolas Sarkozy « considère qu'il faut une réforme profonde du dialogue social et mettre fin au monopole de présentation au premier tour des organisations syndicales », tandis que son ancien ministre préfère, toujours selon Nicolas Sarkozy, « le statu quo ».

valeursactuelles.com

Publié dans Interwiew

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cynthia 02/09/2016 10:34

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