NICOLAS SARKOZY ET LE RÉALISME ÉCONOMIQUE

Publié le par Jean-Pierre Maxime

NICOLAS SARKOZY ET LE RÉALISME ÉCONOMIQUE

Le travail, otage du code du travail. Comment a-t'on pu en arriver là? Le code du travail est devenu, au fur et à mesure, une prison, une forteresse alors que le travail est un facteur de liberté. Quel contraste, n'est-ce pas?

En fait, la législation sur le droit du travail s'est trouvée préemptée par les partis politiques de gauche, principalement. Ils ont vu là un magnifique support pour leur idéologie redistributrice et égalitariste. C'était depuis longtemps la pompe aspirante d'idéalistes en mal de maîtrise et de goût économiques. Les idéologies de gauche font aujourd'hui de nombreuses victimes chez les travailleurs : 10% de chômeurs. La gauche n'a cessé de vilipender les affreux patrons et s'est appuyée sur cela pour légitimer leur tropisme normatif.

Le travail est donc devenu un sujet de surenchère entre les différents courants de gauche. Ce phénomène leur a fait perdre le sens des réalités, et principalement l'ardente obligation pour les entreprises d'être compétitives. Dans un monde qu'ils voulaient ouvert, les socialistes enfermaient les entreprises dans le carcan des obligations légales, allant jusqu'à les déposséder de leur légitime devoir de performance économique. Ils ont ainsi spolié les entreprises de leurs responsabilités et droits naturels à choisir leur destin, leurs projets, dans l'intérêt même des salariés. C'était comme s' ils étaient propriétaires mais non collaboratifs des entreprises. Car Ils leur ont dénié le droit de subsidiarité tout en empochant égoïstement les bénéfices idéologiques.

Dans un monde où la légéreté et la réactivité sont devenues la règle, le code du travail est tout simplement le nouveau cerbère, le coffre-fort de leurs illusions perdues. Les cendres de la social démocratie y sont enfermées., d'où la hargne honteuse des responsables de gauche actuels. Le pire est que les victimes inconscientes sont les salariés, bercés depuis longtemps par le roman de la lutte des classes et surtout par l'illusion que l'emploi est la seule vraie responsabilité des patrons. Les forces de gauche, en renforçant le code du travail ont cadenassé l'emploi, à l'image des syndicats qui ne représentent plus personne et surtout pas les chômeurs, sacrifiés sur l'autel du dogme.
Jean Bodin disait : "il n'est de richesse que d'hommes". Et les hommes doivent être éclairés, donc respectés et lucides. L'opposition entre entreprises et salariés est le cimetière d'une société apaisée. C'est pourquoi les réformes que Nicolas Sarkozy va proposer sont si importantes pour la France. L'idéologie doit s'effacer devant le réalisme. Seul Nicolas Sarkozy peut relever ce défi colossal.

Vive Nicolas Sarkozy

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