Discours de Nicolas Sarkozy à Poissy, 6 septembre 2016

Publié le par La rédaction

Discours de Nicolas Sarkozy à Poissy, 6 septembre 2016

Mes Chers Amis,

Mon cher David, mon cher Pierre, Monsieur le Maire,

Aucune polémique, aucune manœuvre, aucune manipulation ne me détournera de ma volonté de proposer une alternance forte, franche, perceptible par tous les Français.

Je suis heureux d’être à vos côtés ce soir à Poissy, dans les Yvelines.

J’ai souhaité venir à votre rencontre pour évoquer devant vous un sujet qui préoccupe chacun d’entre vous, celui de l’avenir de vos enfants et de ce qu’est devenue l’école de la République.

L’école de la République est en crise.

Elle est en crise, malgré le dévouement des enseignants et des personnels scolaires.

Elle est en crise, malgré les efforts budgétaires consentis. Elle constitue le premier budget de la Nation avec 65 milliards d’euros dépensés cette année.

Elle est en crise, malgré les investissements financiers massifs des collectivités locales dans les établissements scolaires dont elles ont la responsabilité.

Elle est en crise, malgré l’attention que les parents portent à la scolarité de leurs enfants.

Elle est en crise, parce qu’on ne lui a pas donné les moyens de s’adapter à la massification de l’enseignement et à la diversité infinie des enfants.

Elle est en crise, enfin, parce qu’elle a subi les conséquences de l’idéologie de l’égalitarisme, du nivellement généralisé et du refus de l’excellence.

Et c’est cette idéologie que je veux combattre de toute force. Je crois dans l’égalité des chances, le mérite, le travail, la récompense. Je crois que le bonheur d’un enfant est au bout de l’effort qu’il poursuit. Le bonheur se mérite, se conquiert. Il n’est pas donné.

L’école de la République doit être tout à la fois le socle de notre contrat social et la pierre angulaire de notre identité nationale.

La République a construit l’Ecole et l’Ecole a instruit les enfants de la République.

C’est ce lien indissoluble entre la République et l’Ecole qui explique l’attachement passionnel des Français à la question de l’enseignement.

Le premier devoir de la République, c’est de faire de l’Ecole un lieu où se transmet le savoir, où l’on accepte le principe de la règle et où l’on apprend à devenir un citoyen.

La force de l’Ecole de la République, dans le passé, c’est qu’elle a su se substituer à un enseignement majoritairement religieux sans heurter les consciences et sans s’opposer à la liberté de chacun.

J’aime la fidélité et Jules Ferry demeure un modèle pour moi.

C’est lui le premier qui a rappelé que l’instruction religieuse appartient aux familles et aux églises, et qui a demandé aux instituteurs de surtout ne pas se faire, je cite, « les apôtres d’un nouvel Evangile » et de ne jamais s’improviser, je cite, « philosophes » ou « théologiens ». On n’a jamais donné plus belle définition de ce que doit être un enseignement républicain.

Cette exigence de neutralité prend tout son sens à la lumière de la montée des communautarismes qui submergent notre pays.

Cette neutralité, les Français l’exigent partout dans l’enseignement public. Chez les enseignants, chez les élèves et chez leurs parents. Lorsque l’on pénètre dans un établissement public, lorsque l’on accompagne une sortie scolaire, lorsque l’on échange avec un enseignant, personne ne doit se permettre d’y introduire des gestes, des signes ou des discours de portée communautaire.

Dans sa sagesse, la République a maintenu aux côtés de l’école publique, une école libre, une école confessionnelle, et c’est la droite qui l’a défendue en 1984 face aux tentatives d’étatisation des socialistes. Je veux redire mon attachement viscéral à la liberté scolaire, à la liberté de choix des parents, à cette dualité qui fait l’école en France.

A l’école publique, il n’y a pas d’autre politique possible que de pratiquer la tolérance zéro à l’endroit du communautarisme et des manifestations de refus de l’autorité et des règles communes.

Dans mon esprit, la laïcité s’applique jusque sur les bancs de l’université, comme lors des sorties scolaires! Je veux par ailleurs préciser que je n’accepterai pas le développement de lieux d’endoctrinement véhiculant un islamisme politique radical et sectaire, promouvant des valeurs contraires aux nôtres, au prétexte d’écoles dites hors contrat qui ne sont ni des écoles, encore moins des lieux d’enseignement. Sur le territoire de la République française, ce n’est pas acceptable ! Je ne veux pas de madrasas intégristes sur le territoire de la République !

La force de l’Ecole, c’est transmettre et diffuser l’héritage historique, littéraire et artistique de la France. Par son enseignement, l’Ecole de la République n’a pas seulement enraciné les valeurs de la République, elle a aussi à perpétuer l’idée que nous nous faisons de la France.

La force de l’Ecole, c’est donner à chacun les moyens de s’élever moralement, socialement et intellectuellement. Tant de nos grandes figures nationales sont l’incarnation de cette méritocratie, je pense à Senghor, je pense à Pompidou, je pense à Césaire.

Je reste viscéralement attaché à la méritocratie républicaine.

Cette école de la République, dont nous sommes tout autant les produits que les dépositaires, doit être protégée, par un consensus national, des enjeux partisans comme des biais idéologiques.

C’est le jour où l’idéologie a pénétré l’école, que l’école de la République est entrée dans une crise morale, qui semble ne pas avoir de fin pour tant de familles. A partir du moment où l’école est devenue un instrument aux mains des idéologues, des pédagogues de laboratoire et des sociologues de salon, elle a fini par devenir un enjeu partisan.

L’école que chacun rêve de voir sanctuarisée est soumise depuis des décennies à un diktat idéologique dont certaines forces politiques se font le relais.

Après avoir réveillé la guerre scolaire, le parti socialiste et ses satellites ont décidé de s’en prendre, non plus seulement à l’enseignement catholique, mais au contenu même de l’enseignement public. Et voilà l’Ecole de la République devenue l’otage de ces nouveaux apôtres dont Jules Ferry ne voulait pourtant à aucun prix.

J’en veux pour exemple cette réforme du collège qui a été décidée sans aucune concertation et que le gouvernement cherche à imposer à marche forcée au corps enseignant qui n’en veut pas et qui est en réalité la dernière tentative pour mettre à bas l’idée que nous nous faisons de la transmission du savoir.

Tout ce qui peut rappeler ce qu’a été la France est impitoyablement noyé dans un verbiage insensé. En Histoire, les grandes figures qui structurent la mémoire nationale ont été soigneusement effacées au profit de « périodes » floues et de « séquences » aux contours illisibles. Je cite là les termes mêmes des dernières circulaires.

Au prétexte que chacun doit pouvoir se reconnaître dans l’enseignement de l’Histoire, un universalisme indéterminé est venu remplacer le récit national. Comment comprendre l’Histoire des autres si l’on ne connaît pas sa propre Histoire, à commencer par sa chronologie ?

Comment comprendre l’expansion de l’Islam si l’on ne connaît pas l’Empire Carolingien ? Comment comprendre la Renaissance italienne si l’on ne connaît pas le règne de François Ier ?

Comment comprendre l’Europe du XIXème siècle si l’on n’a jamais entendu parler de Napoléon Ier et de Napoléon III ?

Comment comprendre le combat de Lincoln contre l’esclavage si l’on ignore Schœlcher ?

Comment comprendre la montée du nationalisme allemand si l’on ne connaît pas l’histoire de Rethondes et les traités de Versailles ?

La mémoire d’un peuple n’est pas un fatras, elle se construit à partir d’une chronologie. Et c’est cette chronologie que nos enfants doivent apprendre.

Pour l’enseignement des Lettres Françaises, le principe reste le même à mes yeux. Cette fois-ci, c’est l’Académie Française qui est sortie de sa réserve pour dénoncer des programmes de 6ème dont toute référence à des œuvres, à des textes ou à des courants littéraires, avait disparu. Quand, il y a un siècle, un petit paysan breton ou lozérien récitait les fables de La Fontaine, il apprenait en une même leçon, le français et la France. Quand on a la chance d’appartenir à une culture qui compte des géants comme Molière, Corneille, Racine, Voltaire, Balzac, Hugo, Proust, Maupassant, on ne les envoie pas dans le cimetière de la mémoire nationale.

A mes yeux, la culture classique, les langues anciennes, et l’Histoire ne doivent pas être réservées à une élite sociologique. Je n’accepte pas que le latin et le grec, aux fondements de notre identité culturelle, soient ravalés au rang d’atelier pédagogique ou d’initiation. Je refuse que le souci d’excellence soit abandonné alors que j’en avais fait une priorité dans les quartiers populaires, par l’intermédiaire des classes bilangues.

Je ne veux pas d’un ministre de l’Education qui se fixe pour objectif premier de « lutter contre l’ennui ». Je veux un ministre de l’éducation nationale qui aura le souci de récompenser le mérite, de promouvoir l’excellence et l’exigence.

Je veux rappeler que ce sont les familles les plus modestes qui ont le plus besoin d’une école qui pratique l’exigence. Ces familles y voient, avec raison, le moyen d’enrichir le patrimoine culturel et scolaire de leurs enfants.

Si l’école n’apporte pas ce patrimoine à tous les enfants, elle creusera des inégalités qui deviendront irréductibles entre les familles qui continueront à transmettre un patrimoine culturel et celles qui n’auront pas les moyens de le faire.

J’affirme que ceux qui refusent l’exigence sont ceux qui détruisent l’égalité des chances !

Les socialistes veulent d’une école où l’on lutte contre les « méfaits » de la société, où l’on demande à des enfants de répondre aux angoisses politiques des adultes.

C’est ici un point de désaccord fondamental que j’ai avec eux. Je souhaite une Ecole qui transmette des savoirs, qui forme des esprits, et qui émancipe des citoyens !

Je refuse que les disciplines fondamentales se voient réduites comme peaux de chagrin au profit d’un enseignement « interdisciplinaire » où l’on parlera de tout pour au final n’apprendre rien.

L’immense majorité des enseignants et des familles ont été heurtés par la réforme du collège. Elle sera abandonnée.

Quant à la réforme des rythmes scolaires, qui consiste à confier des enfants à des associations périscolaires plutôt qu’à des enseignants.

Je veux rappeler que l’école n’est pas une garderie mais un lieu de transmission des savoirs.

Je prends l’engagement d’une alternance qui permettra à tous les enfants d’avoir le droit à des études dirigées après les cours. Je veux dire à toutes les familles de France que mon premier objectif social sera de permettre à tous les collégiens, à tous les lycéens de rentrer à la maison une fois les devoirs faits.

C’est cohérent avec l’idée d’égalité des chances.

C’est cohérent avec la volonté des femmes de concilier vie professionnelle et vie familiale.

C’est cohérent avec l’idée que je me fais de l’école qui doit être sous la responsabilité des professionnels de l’enseignement.

Je veux valoriser le mérite scolaire en rétablissant des bourses d’excellence, sur le seul critère du mérite. Je souhaite qu’elles soient attribuées par les équipes pédagogiques de la façon la plus déconcentrée possible dans chaque établissement, au plus près du terrain. Je me demande encore pourquoi François Hollande les a supprimées ? Quel plus beau symbole en effet que de montrer que la République, son école, ses professeurs encouragent et récompensent l’excellence, le travail bien fait, l’effort personnel et la réussite individuelle.

Dans la guerre des socialistes contre l’exigence, je veux dénoncer la formidable campagne de dénigrement contre les classes préparatoires aux grandes écoles. Ces classes et ces grandes écoles sont l’une des clés de voûte de la méritocratie républicaine. Les fragiliser, c’est menacer toute la solidité de l’édifice. Supprimer les grandes écoles, c’est interdire la possibilité pour les enfants des classes populaires de prendre l’ascenseur social. Je préfèrerai toujours la noblesse du classement, des notes, du concours à l’efficacité des réseaux relationnels des parents, du milieu, de l’entre-soi.

Au nom de l’exigence, je dénonce qu’année après année, ce sont près de 800 heures d’enseignement du français qui ont disparu du CE1 à la classe de première. Je veux les rétablir. Les moyens doivent être mis pour que l’enseignement des disciplines majeures soit renforcé. Les options c’est peut-être bien, mais la désagrégation de l’école républicaine sous forme d’un enseignement modulaire où chacun se constitue un examen à la carte, ce n’est plus possible. Je ne l’accepterai pas.

Il n’est pas raisonnable de proposer cinquante-huit langues au bac alors que dans le même temps, on veut limiter l’enseignement des langues anciennes et supprimer les classes bilangues et les sections européennes. Nous y reviendrons.

Dans la tourmente des dramatiques événements qu’a connu notre pays, il nous faut répondre d’une main ferme aux attaques de nos ennemis. Mais la réponse n’est pas que sécuritaire, elle est aussi éducative et culturelle. L’école est le principal instrument de la République : elle doit redevenir le lieu privilégié de l’assimilation. Etre français c’est un honneur, parler le français un privilège, épouser la culture française une chance. Chaque enfant de France, quel que soit ses origines, sa religion, ou sa couleur de peau, doit connaître cette magnifique promesse : celle d’être élevé dans les valeurs de la République, dans la langue de la République, dans l’Histoire de France. L’assimilation n’est pas un privilège. C’est une libération : être français, c’est être libre.

Je ne veux plus d’un enseignement des langues réservé aux enfants dits d’origine étrangère. En France, les enfants apprennent le français.

En devenant français, un enfant, quelle que soit son origine, prend la culture française en héritage. C’est cela l’assimilation.

Parmi les grands défis de l’Ecole, se pose au premier rang celui de l’autorité. Il n’y a pas de transmission de savoir possible si le professeur n’est pas respecté, si le jeune ne se sent pas en sécurité. L’élève n’est pas l’égal du maître. L’élève apprend. Il ne choisit pas son savoir, il le reçoit.

L’autorité, c’est refuser que la vie de nombre de nos établissements soit rendue impossible par le comportement inadmissible d’une minorité qui ne respecte rien et qui ne veut rien apprendre. Nous installerons dans chaque département des internats à encadrement pédagogique renforcé, où seront obligés de se rendre ces perturbateurs. Aujourd’hui, les communautés éducatives sont désarmées et impuissantes face à cette minorité. Les responsables n’ont comme possibilité que de s’échanger les élèves les plus difficiles. Mais je veux prévenir chacun que toute famille qui refuserait que son enfant soit scolarisé dans ces établissements se verra suspendre les allocations.

Par ailleurs, je propose d’aller plus loin pour ceux qui ont durablement décrochés du système scolaire, cette centaine de milliers de jeunes qui sortent annuellement de notre système sans aucune qualification. Je propose un service militaire obligatoire, sur le modèle déjà mis en œuvre Outre-Mer par le Général de Gaulle. Je veux que tout jeune âgé de 18 à 25 ans, qui n’a pas d’emploi, qui n’est inscrit dans aucune formation, qui a décroché et qui n’a pas suivi une scolarité normale, soit tenu de faire ce service militaire obligatoire. Il y apprendra le respect de la discipline, la vie en société, la chance de se lever tôt le matin, et l’attachement aux valeurs de la République.

L’Ecole de la République, parce qu’elle redeviendra l’école de l’excellence, sera celle du mérite mais aussi l’école de l’égalité des chances.

Je ne veux plus que dès le plus jeune âge des élèves accumulent un tel retard scolaire qu’ils ne pourront plus le rattraper, et qu’ils seront condamnés à un échec certain.

La frontière, c’est le CP. L’objectif, c’est la maîtrise de la lecture.

Aucun enfant ne pourra quitter le CP s’il ne maîtrise pas les fondamentaux de la lecture.

Nous installerons un CP + pour les enfants qui rencontrent des difficultés dans les apprentissages essentiels à l’entrée en primaire. Au cours du CP, les enseignants, détectant des élèves en difficulté d’apprentissage, pourront les intégrer dans cette nouvelle structure, que j’appelle le CP+, et qui leur permettra de bénéficier d’un soutien personnalisé.

Au nom de l’égalité des chances et de la lutte contre les inégalités sociales, c’est à ce moment-là que la République doit tendre la main à tous ses enfants.

Je veux dire aux enseignants que je respecte profondément la mission qui est la leur. Je connais peu de métiers si exigeants, si importants que celui d’enseigner. Je sais que leurs conditions de travail se sont dégradées ces dernières années. Ils sont les victimes quotidiennes des violences, de la paupérisation, d’une administration qui s’est politisée et de syndicats qui ont pris une telle importance qu’ils sont devenus les véritables gestionnaires de leurs carrières.

La moindre initiative est devenue suspecte et la confiance que la société devrait leur témoigner s’est effritée.

J’accuse la gauche d’avoir paupérisé la condition enseignante. J’accuse la gauche de prétendre les aimer pendant la campagne électorale et de les oublier dès le lendemain, car elle n’a jamais cessé de considérer le monde enseignant que comme une armée électorale à sa disposition.

Je dénonce le choix de la quantité alors que je veux promouvoir celui de la qualité. A quoi ont servi et où sont passés les 60 000 postes promis par François Hollande ? Y-a-t-il moins d’enfants par classe ? Des résultats scolaires meilleurs ? Une baisse des violences ?

Je veux dire aux enseignants que notre politique éducative commencera par un effort sans précédent de revalorisation de leur condition. Nos enseignants ne sont pas assez rémunérés, formés, considérés au regard de la mission qui est la leur.

Dans le même temps, je veux leur dire avec honnêteté et franchise qu’on ne peut plus continuer à avoir des professeurs agrégés ayant une obligation de service de 15 heures par semaine, des certifiés ayant une obligation de 18 heures et des professeurs des écoles ayant une obligation de 24 heures par semaine, le tout six mois de l’année.

Nos établissements ont besoin de davantage d’adultes.

Je propose que le temps de présence des enseignants dans les établissements soit augmenté de 25 % et que leur rémunération le soit également en conséquence. Je veux des enseignants mieux rémunérés, mais qui travaillent davantage.

J’ajoute que je ne tolérerai aucune insulte, aucune pression, de quelque élève ou famille à l’endroit d’un enseignant.

Insulter, menacer un enseignant, c’est s’en prendre à la République. Toute dérive fera l’objet d’une plainte systématique. Toute dégradation fera l’objet d’un travail d’intérêt général effectué par les coupables.

Quant à l’absentéisme scolaire, toute famille qui ne signalerait pas l’absentéisme répété de son enfant se verra suspendre les allocations familiales, car ces dernières sont réservées à ceux qui éduquent, pas à ceux qui se détournent de l’éducation de leurs enfants. Bien sûr, il ne s’agit pas de culpabiliser les parents isolés, seuls, mais bien de sanctionner les parents qui ferment les yeux !

Enfin, je veux dire aux enseignants, que si la gauche les a déçus, nous entrons dans une nouvelle époque. Il nous faut proposer un pacte de confiance. Il nous faut écrire une nouvelle page de la République et de son école. Celle où l’école de la République réussira à donner une chance à chacun, tout en tenant compte de la diversité des origines.

J’ai enfin une autre conviction pour notre école. Elle doit faire davantage confiance à l’autonomie. Dans l’éducation nationale, tout est centralisé à l'excès.

Je veux donc une triple autonomie : l’autonomie du professeur dans sa classe. Faisons confiance à son expérience. Il n’a nul besoin des circulaires ministérielles pour savoir comment enseigner.

La deuxième, c’est l’autonomie de l’établissement. Je veux que les établissements puissent s’adapter à leur environnement, modifier leur organisation, composer leurs conseils d’administration, constituer des classes et des groupes de niveaux, organiser le repérage précoce des difficultés et les moyens d’y remédier.

Enfin, la troisième autonomie, c’est celle des Recteurs, des régions académiques des inspections d’académie. Tout ne se décide pas d’un bureau de la rue de Grenelle.

Mes Chers Amis,

Reconstruire l’Ecole de la République, c’est rétablir ses trois piliers : L’autorité du maître.

L’exigence de l’enseignement.

La récompense du mérite. Pour l’élève comme pour le maître.

Mes chers Amis, j’ai dit que je dirai la vérité. Il n’y a pas de sujet tabou, car nous ne pouvons décevoir le peuple de France.

L’école, c’est la question de la France.

Pas de la gauche, pas de la droite.

Tout pour la France, c’est s’engager pleinement dans cette ambition que pour portons pour notre école !

Vive le République. Vive la France.

sarkozy.fr

Publié dans discours

Commenter cet article

Mireille 14/09/2016 17:02

Il est grand temps qu'un gouvernement se penche sur les apprentissages de la langue française et sur les fondamentaux de notre éducation scolaire
Merci pour ce discours