Nicolas Sarkozy à Perpignan: «Que la France redevienne la France»

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy à Perpignan: «Que la France redevienne la France»

Plus de 1500 personnes se pressaient hier à Perpignan pour écouter Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République avait auparavant déjeuné avec les élus locaux, avant de dédicacer son dernier livre «Tout pour la France», dans une librairie de la ville.

Mais avant son meeting au Palais des Congrès de Perpignan, Nicolas Sarkozy a déposé une gerbe au pied du Mur des disparus, morts sans sépulture en Algérie. L'occasion de rendre un hommage appuyé aux harkis morts pour la France en Algérie, (qui organisent aujourd'hui une cérémonie au camp de Rivesaltes), et à la communauté des rapatriés. Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan et rapatrié lui-même, prononcera le discours de bienvenue. La liaison toute naturelle pour parler de la grandeur de la France, du «Roman national» de ses symboles auxquels doivent adhérer tous les Français et ceux qui veulent le devenir. Devenir Français ne peut pour Nicolas Sarkozy, que passer par l'assimilation et l'adhésion à son histoire : «La seule histoire à apprendre dans les écoles, c'est l'Histoire de France». On ne peut d'ailleurs, précisera le candidat, «Être français, que si on parle parfaitement le français».

«L'assimilation n'est pas une violence, c'est une libération» et «ceux qui ont peur de l'assimilation sont ceux qui n'en ont pas besoin», devait conclure le candidat sur ce chapitre.

Un internat renforcé pour les perturbateurs

Un autre moment important de la réunion de Nicolas Sarkozy a été l'éducation, l'actuelle ministre de l'éducation étant copieusement sifflée par la salle au passage. Menu unique pour tous à la cantine, et apprentissage à l'école de l'égalité entre hommes et femmes. Pour les décrocheurs scolaires de 18 à 25 ans, le candidat prévoit un service militaire obligatoire. Pour ceux qui perturbent les classes, une intégration dans des internats départementaux à encadrement pédagogique renforcé. «Ceux qui nous trouvent impurs, ils ne sont pas obligés de rester en France».

Le candidat, face à un public conquis, prompt à l'ovationner : Nicolas ! Nicolas ! veut restaurer l'autorité, partout, de l'école au pays entier car «La peur doit changer de camp».

Changement de cap également sur les regroupements familiaux, car la France ne peut plus offrir des conditions de vie décentes à ces nouveaux arrivants. Sur le terrorisme, Nicolas Sarkozy a récidivé hier en réclamant un «traitement spécifique et préventif aux fichiers S, car «l'État de droit n'est pas un état de faiblesse, et l'état de droit doit s'adapter aux menaces».

Un peu plus d'une heure de discours pour une conclusion sans équivoque : «Il est temps de prendre des décisions fortes», «Une nouvelle page du roman national doit s'écrire, c'est en 2017 ou jamais».

ladepeche.fr

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