Provins: l'essentiel du discours de Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Provins: l'essentiel du discours de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a consacré l'essentiel de son discours aux questions sécuritaires, lundi soir à Provins.

Envoyé spécial à Provins

Après un entretien au JDD dimanche, dans lequel il détaille ses propositions pour combattre les djihadistes, Nicolas Sarkozy devait consacrer à nouveau l'essentiel de son discours, lundi soir à Provins (Seine-et-Marne), à ces questions.

Nicolas Sarkozy considère que la France doit adapter son appareil juridique à la menace terroriste, quitte à modifier la Constitution et l'équilibre de l'État de droit. «Plus nous tardons à adapter l'État de droit, moins nous assurerons la sécurité des Français», explique-t-il.

«Continuer à creuser sur ce terrain»

Nicolas Sarkozy mise sur son statut d'ancien président et sa connaissance des questions sécuritaires pour marquer des points dans la primaire. Les proches de l'ancien président considèrent d'ailleurs qu'«il doit encore convaincre sur ces questions» : «Je pense qu'il faut qu'il continue à creuser sur ce terrain, car c'est celui sur lequel il y a encore des gens à convaincre», explique Gérald Darmanin. «Probablement plus encore que sur les questions économiques pour lesquelles il a la confiance des Français», ajoute le coordinateur du projet. «On va poursuivre sur le “terro”. Il a encore beaucoup de choses à dire», confirme un membre de son équipe.

À Provins lundi soir, le discours de l'ancien président s'inscrit dans la continuité. «J'entends les murmures de la pensée autorisée, a-t-il expliqué. On doit pouvoir parler du terrorisme islamiste sans être taxé d'islamophobie.» Érigeant les islamistes en héritiers du nazisme et du stalinisme, le candidat à la primaire a estimé qu'«une peste noire, à l'image du drapeau de Daech» sévit.

Il a poursuivi son dialogue avec François Hollande à distance. «Le général de Gaulle ne se serait pas caché derrière l'État de droit actuel ou une fallacieuse conception de la démocratie pour ne rien faire», a-t-il lancé, en assurant qu'il ne serait pas «le président de l'impuissance publique, le président qui se contente des commémorations et des lieux de mémoire, le président qui se cache derrière l'immobilisme du droit pour ne rien faire». «Pour protéger votre liberté nous devons réduire la leur, voilà ma conception de l'État de droit», a-t-il ajouté avant de rappeler ses préconisations: cour de sûreté antiterroriste, déchéance de nationalité, suspension du regroupement familial, mais aussi établissements spécialisés pour les lycéens «perturbateurs», service militaire obligatoire pour les jeunes sans emploi ou formation.

lefigaro.fr

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