Lorsque l’on souhaite devenir Français on en partage la culture et les valeurs

Publié le par Eric Schahl

Lorsque l’on souhaite devenir Français on en partage la culture et les valeurs

La polémique sur le propos de Nicolas Sarkozy (« Dès que l’on devient Français, nos ancêtres sont Gaulois. J’aime la France. J’apprends l’histoire de France ») est absolument révélatrice du débat qui se noue aujourd’hui en France entre partisans de l’« assimilation » et de l’« intégration ».
Nicolas Sarkozy n’a jamais prétendu que nos ancêtres sont les Gaulois, au sens génétique du terme ! Il affirme, en revanche, avec force que lorsque l’on souhaite devenir Français, on en partage la culture et les valeurs en apprenant l’histoire de son pays hôte.

Nicolas Sarkozy est d’origine hongroise. Aurait-il fallu qu’il lui soit enseigné à l’école l’histoire des Magyars ? Je suis Alsacien. Aurait-il fallu que l’éducation nationale m’enseigne l’histoire des Germains, du Saint-Empire avant de ne débuter les cours d’histoire de France qu’à partir de 1648 et du Traité de Westphalie ? Lorsque l’on est Français ou que l'on souhaite le devenir, on apprend l’histoire de France et on fait sien l’ensemble de son roman national. Notre héritage ne se limite évidemment pas aux Gaulois –ce que Nicolas Sarkozy n’a jamais affirmé – mais il commence avec les premiers Celtes et avec eux.

Lorsque l’on souhaite devenir Français, on est l’héritier des Gaulois, des Francs et de tous les peuples qui ont contribué à la sédimentation de notre histoire et de notre identité nationale. On est l’héritier de Vercingétorix, de Clovis, de Charlemagne, de Philippe Auguste, de Jeanne d’Arc, de François Ier, de Descartes, de Louis XIV, de Paoli, de La Fayette, de Danton, de Bonaparte, de Charles de Gaulle, d’Houphouët-Boigny et d’Aimé Césaire. On a pour ancêtres les Gaulois, les marins bretons, les mineurs ch’tis, les bergers basques, les alsaciens, les Français d’Outre-Mer et les tirailleurs sénégalais.

Lorsque l’on souhaite devenir Français, on en prend tout l’héritage. On est Gaulois, certes de sang mêlé et brassé au fil des siècles, mais Gaulois. Quelle pensée unique universaliste conduit tous les bien-pensants de gauche et de droite à nier cette part de notre héritage national ?

Publié dans France

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