Christian Estrosi: « Une France sans usine ce serait une France sans âme !»

Publié le par Christian Estrosi

Christian Estrosi: « Une France sans usine ce serait une France sans âme !»

Le « Fabriqué en France » et le patriotisme économique, pour moi, ce ne sont pas des slogans, ce sont des combats de chaque jour !

Je représentais ce matin, à Reims, Nicolas Sarkozy aux Assises du Produire en France.

Chaque jour, nous devons nous battre pour conserver nos usines et nos emplois, attirer de nouvelles entreprises sur notre territoire national et conquérir des parts de marché à l’étranger pour exporter nos produits !

Nous devons rebâtir un Etat stratège, adepte du patriotisme économique et qui assumera clairement de dire aux entreprises qui produisent à l’étranger de préférer la France.

Le patriotisme économique pour lequel nous nous engageons avec Nicolas Sarkozy ce n’est pas le nationalisme économique que propose l’extrême droite, c’est même tout l’inverse.

Le patriotisme économique c’est un cercle vertueux là où le nationalisme économique n’apporte qu’isolement et défiance !
Or nous avons besoin d’instaurer de nouveau un climat de confiance pour le monde de l’entreprise avec des règles claires. Confiance ce mot si important en économie.

Si Nicolas Sarkozy est élu Président de la République en mai 2017, les règles seront transparentes. Nous imposerons aux industriels un étiquetage par pourcentage sur le lieu de production du produit. Un jean dont seul le bouton a été cousu en France ne peut pas être un jean labélisé Fabriqué en France !

En Février 2012, avec le soutien du Président de la République, j’ai pu faire adopter à l’unanimité, à l’Assemblée nationale une résolution européenne destinée à ce que la mention « fabriqué en France » soit réservé aux produits dont plus de 55% sont produits dans notre pays.

Nous avons aussi créé l’observatoire du Fabriqué en France. Il était indispensable de bénéficier d’un organisme indépendant pour répondre à ces défis.

Nous conditionnerons le versement des aides publiques aux grands groupes à ce que les sous-traitants avec lesquels ils travaillent soient des TPE et PME françaises.

Notre objectif est sans détour: nous voulons conserver et développer sur notre sol l’intégralité de la chaîne de production. Nous ne voulons pas une France où seuls les services et la recherche et le développement auraient leur place. Nous devons à tous prix défendre nos usines. C’est une question économique mais c’est aussi une question d’identité.
Nos usines, elles font partis de notre patrimoine. Une France sans usine ce serait une France sans âme ! Et je vais le dire une bonne fois pour toutes, les usines, le bleu de travail, ce n’est pas sale, c’est noble !

J’ai eu l’honneur d’être le Ministre de l’industrie de Nicolas Sarkozy.
Etre Ministre de l’Industrie ce n’est pas une charge comme les autres. Bien sûr, il faut se battre sur le plan économique pour réformer et défendre nos emplois mais il faut aussi faire entendre la voix de cette France travailleuse et silencieuse.

Si nous sommes élus, nous ne vous proposerons pas un quinquennat d’impuissance. Nous irons encore plus loin. Nous proposerons aux Français de refonder l’Europe.

Nous n’avons pas vocation à être le seul continent au monde qui s’impose les normes les plus exigeantes et qui laisse les autres pays écouler leur production sans respecter ce que nous vous imposons.

Avec Nicolas Sarkozy nous voulons que les élus puissent dire qu’entre une entreprise qui produit en France et une entreprise qui produit à l’étranger, y compris en Europe, nous préférons celle qui produit chez nous.

C’est d’ailleurs ce que je suis en train de bâtir dans ma Région avec un Small Business Act. En mettant dans les appels d’offre des clauses sociales et environnementales, je pourrais favoriser les entreprises de mon territoire.

Nous voulons mettre en place une taxe carbone aux frontières de l’Europe. Il n’y a aucune raison que ceux qui ne font que passer sur notre sol, qui ne créent aucune valeur ajoutée et qui bénéficient de nos infrastructures n’aient pas l’obligation de participer à leur entretien et leur modernisation. C’est une question de justice et d’équité.

Et si, avec Nicolas Sarkozy, nous sommes élus en mai 2017 ces deux réformes ne seront pas négociables ! Nous serons intransigeants.

Soit l’Union Européenne accepte cette refonte de sa politique et en 12 mois nous voyons que les choses se mettent en place, soit la France avancera sans elle et nous mettrons en place ces mesures aux frontières de notre pays.

Et ce n’est pas remettre en cause notre idéal européen que dire cela. C’est au contraire bâtir une Europe nouvelle où la compétitivité sera restaurée et où l’économie sera libérée de ses carcans.

Je veux dire enfin, que nous croyons aux partenariats entre le public et le privé. Lorsque j’étais Ministre de l’Aménagement du territoire, j’ai créé les Pôles de compétitivité pour soutenir notre recherche et avoir une politique d’innovation ambitieuse.

L’industrie française a encore de beaux jours devant elle.
Simplement, l’industrie, l’emploi, ce n’est pas une question de manque de bol ! C’est une question de volonté, ça demande que l’on s’en occupe et que l’on s’y consacre à plein temps. C’est là que réside toute la richesse de notre pays.

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