L’antisarkozysme, degré zéro de la politique

Publié le par Maxime TANDONNET Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy

L’antisarkozysme, degré zéro de la politique

Quel est le point commun entre Fillon, le Pen et Macron ? Tous trois ont pendant ce week-end de rentrée politique, violemment cogné sur Nicolas Sarkozy.

Dans cette politique française, quand un politicien n’a rien à dire, il tire sur Sarkozy. Je n’ai pas souvenir d’une plus grande imposture que le déchaînement de propagande médiatique en faveur de M. Macron. Quel résultat ou bilan, quelles idées originales et nouvelles peuvent justifier cet engouement ? Je plains sincèrement, du fond du cœur, mes compatriotes qui marchent à la supercherie. Je ne dis pas qu’il est moins bien ou pire qu’un autre, mais simplement que rien ne justifie l’hystérie autour de lui.

Quand au « lepénisme délepénisé », il n’en reste qu’un vide dérisoire se transformant en culte de la personnalité d’un autre âge. Là aussi, au pays de Descartes, Montaigne, Pascal et de Bergson, je ne parviens pas à comprendre comment une chose pareille est possible. Et puis François Fillon, j’en ai déjà parlé, je n’y reviens pas sinon pour dire qu’il est à mes yeux la plus grande déception politique de ces cinq dernières années. Les oreilles de Sarkozy on dû siffler: « brutalité cynisme social », « affaires judiciaires », « allégeance au roi d’Arabie », etc. Quand les politiciens n’ont plus rien à dire et plus rien à proposer, ils cognent sur le bouc émissaire tout trouvé, N. Sarkozy.

L’expérience de M. Hollande, chef de l’Etat, ne leur a pas suffi. Une campagne électorale 2012 et deux années de présidence normale axées sur l’anti-sarkozysme pour en arriver où nous en sommes… Quand le néant conduit au néant… Je ne sais pas, mais il existe des sujets importants pour des candidats à la présidentielles: quelles solutions concrètes contre la dette publique, la réforme de l’éducation nationale et de la santé, la lutte contre le terrorisme, la relance de l’idéal européen, la restauration d’une démocratie responsable. Mais non. Il faut qu’ils fuient dans le délire en accablant un bouc émissaire. Et celui-ci est tout trouvé. Mais ils le replacent ainsi au centre de la vie politique et il n’est pas sûr que cette avalanche de haine le desservent au fond…

Publié dans Présidentielle, Primaires

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