Nicolas Sarkozy : «J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle»

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy : «J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle»

L'ancien chef de l'Etat publie un nouveau livre Tout pour la France dans lequel il dresse ses cinq axes de campagne : la vérité, l'identité, la compétitivité, l'autorité, la liberté.

«J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. La France exige qu'on lui donne donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire». C'est par cette phrase, rédigée sur la quatrième de couverture d'un nouveau livre (Tout pour la France, publié chez Plon) que Nicolas Sarkozy marque lundi son entrée en campagne. «J'ai hésité, j'ai retourné les données du débat dans tous les sens. J'ai essayé d'être le plus honnête possible vis-à-vis des autres, de ma famille, comme de moi-même», confie-t-il. Alors Nicolas Sarkozy a «écouté» et puis «finalement (il) a décidé». «Ce fut comme un soulagement car l'évidence s'était imposée», note-t-il.

Ce livre, ajoute l'ancien président, «est le point de départ». «Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel», poursuit-il. Pour l'ex-chef de l'Etat, «c'est seulement en disant tout avant, que nous aurons le légitimité pour tout faire après. Rien ne sera possible sans cette exigence de clarté».

Cette esquisse de programme, il l'a présente en cinq axes comme autant de «grands défis à affronter». La vérité; l'identité «notre premier combat pour défendre notre mode de vie»; la compétitivité pour que la France «redevienne une puissance économique»; l'autorité alors que «l'autorité du maître à l'école n'a jamais été autant remise en cause» et que «des minorités gagnent leur chantage contre le pouvoir en place»; et la liberté «un atout pour rétablir la confiance et l'espoir dans l'avenir». Pour Nicolas Sarkozy, «les cinq années qui viennent seront celles de tous les dangers mais aussi de toutes les espérances».

«J'ai hésité, j'ai retourné les données du débat dans tous les sens. J'ai essayé d'être le plus honnête possible vis-à-vis des autres, de ma famille, comme de moi-même»

Décidé à tranformer son entrée en campagne en évènement qui soufflerait les ambitions présidentielles de ses concurrents, Nicolas Sarkozy prend tout le monde de court en révélant lundi la publication d'un nouveau livre. Le deuxième en huit mois. Si son entrée en campagne avant le 25 août ne laissait place à aucun doute, le projet d'écrire un nouvel ouvrage n'avait pas été confirmé par l'entourage de l'ex-chef de l'Etat.

Après le succès de La France pour la vie (Plon), publié en janvier dernier et vendu à plus de 100.000 exemplaires, Nicolas Sarkozy compte transformer l'essai. Depuis le début de l'année, il a fait de chacune de ses séances de dédidaces une tribune. Dans nombre de librairies ou de centres commerciaux, parfois situées en zones péri-urbaines, plusieurs centaines de personnes se sont déplacées pour le rencontrer. L'occasion de renouer le lien avec les militants, se disant certain que ceux qui paient 19,90 euros pour son livre et attendent des heures pour une signature seraient les premiers à aller voter le jour de la primaire.

En hausse dans les sondages

Une stratégie qui a effectivement semblé payer. Mois après mois, Nicolas Sarkozy a repris du terrain dans les sondages. Certains instituts indiquent même qu'il est au coude à coude avec Alain Juppé chez les seuls sympathisants Les Républicains. Toutefois pas encore suffisamment pour dépasser le maire de Bordeaux dans les enquêtes qui portent sur le second tour de la primaire, à laquelle pourrait participer un cercle plus large d'électeurs. «Je participerai à la primaire de la droite et du centre. J'en respecterai chacune des règles», confirme Nicolas Sarkozy.

Douze candidats sont déjà en piste pour la primaire à droite, programmée les 20 et 27 novembre. Ils devront être toutefois beaucoup moins à pouvoir effectivement se présenter, vu le nombre requis de parrainages pour finaliser leur démarche (250 élus dont au moins vingt parlementaires, et 2500 adhérents).

lefigaro.fr

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