Nicolas Sarkozy: Je ne vois pas en quoi aimer son pays vous empêche d’aimer les autres

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy: Je ne vois pas en quoi aimer son pays vous empêche d’aimer les autres

Quand votre identité est une évidence vous ne vous battez pas pour elle, elle fait partie de vous, vous la respirez, vous n’y attachez aucune importance. Plus on est dans une classe défavorisée, plus on est attaché à son identité, quand vous appartenez à une classe aisée, vous avez votre maison, votre patrimoine qui forment votre identité. Quand vous avez peu, que vous reste-t-il ? Un mode de vie, une langue, un terroir, un paysage…

J’ai des origines multiples mais je me suis toujours senti Français parce que je ne veux pas qu’on m’apprenne d’abord l’histoire du pays de mon père, la Hongrie, ou celle du pays de mon grand-père, la Grèce, je veux qu’on m’apprenne en premier l’histoire de France, du pays qui est le mien, je suis Français, je ne suis pas Hongrois, je ne suis pas Grec ! On ne doit pas renvoyer en permanence les gens aux origines de leurs parents. Un enfant dont les parents viennent d’Afrique du Nord, on doit d’abord lui apprendre la langue française, parce que c’est sa langue et l’histoire de son pays c’est l’histoire de France.

Je voudrais poser une question : si il n’y a pas d’identité où est la diversité ? La diversité c’est le partage des identités. Je ne veux pas d’un monde aplati, je ne veux pas d’un monde qui n’a qu’une seule culture, une seule langue, je déteste ça.
Je ne vois pas en quoi aimer son pays, sa langue, sa culture, vous empêche d’aimer les autres. Au contraire ! J’ai observé que ceux qui ignorent leur propre culture ne connaissent rien à celle des autres. C’est justement parce qu’on s’intéresse à sa propre histoire qu’on s’ouvre à celle des autres. Je crois aux frontières, la frontière n’est pas un mur c’est un filtre.

Nicolas Sarkozy

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