Nicolas Sarkozy, star du campus des Jeunes Républicains

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy, star du campus des Jeunes Républicains

"Nous sommes la majorité silencieuse", a lancé Nicolas Sarkozy au Touquet, samedi

Nicolas Sarkozya, samedi soir, fait du campus des Jeunes Républicains du Touquet son deuxième grand rendez-vous après Châteaurenard. La quasi-totalité des militants présents guettent l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Personne ne s'en cache. La plupart des responsables des Jeunes Républicains se liguent derrière l'ex-président, vantant tour à tour son « autorité » et son habileté à « dire les choses comme elles sont, à ne pas être mou ». Rien d'étonnant, selon la porte-parole LR Valérie Debord : « Vous savez, on ne va pas le cacher, dans le Nord, Nicolas Sarkozy bénéficie d'un énorme soutien. Si on était dans les Landes, ce serait sûrement différent… »

À la tribune, devant ses soutiens Gérald Darmanin, Éric Ciotti et Daniel Fasquelle, le candidat tient un discours offensif, qui se veut rassembleur. « J'étais à la retraite, ou plutôt en retrait, et deux mois plus tard, ceux qui se bousculaient pour être avec moi à la tribune, ceux qui travaillaient main dans la main avec moi, ont tout à coup été frappés par la mouche tsé-tsé de la division et ne se supportaient plus », lâche l'ex-patron des Républicains. « Le navire était sans capitaine, il n'y avait d'ailleurs presque plus de navire ! J'ai pris la tête du mouvement [...], il a fallu réunir tout le monde, et à l'arrivée, ils sont tous revenus. »

Pierre-Henri Dumont, Marc-Philippe Daubresse, Roger Karoutchi, Éric Woerth... À la tribune, les intervenants se succèdent. Point commun : tous ont publiquement manifesté leur soutien à Nicolas Sarkozy en vue de la primaire. Et pour chauffer cette salle déjà acquise à la cause de l'ex-chef de l'État, dans le centre-ville du Touquet pour dédicacer son livre Tout pour la France, les tribuns renouvellent leur allégeance au patron fraîchement démissionnaire. Tous les « Nicolas Sarkozy », « Nicolas », « Nico » et « Sarko » sont ponctués d'applaudissements nourris.

Au fur et à mesure que les heures défilent, l'atmosphère s'électrise. Les jeunes bénévoles se pressent pour installer, par dizaines, de nouvelles chaises en plastique. Le public, peu nombreux dans la matinée, afflue et s'installe dans tous les recoins du grand hall. Aux 150 courageux de la matinée bien terne succèdent désormais plus de 1 000 militants (2 000, selon l'organisation), qui attendent Nicolas Sarkozy.

Aux alentours de 18 heures, le champion fait son apparition. Une entrée en fanfare. De la porte d'entrée jusqu'au premier rang, Nicolas Sarkozy perfore une haie d'honneur organisée par les militants, le pas rythmé par les « Nicolas président ! ».

« La majorité silencieuse »

Puis, Nicolas Sarkozy attaque Alain Juppé « J'ai toujours défendu l'idée d'une identité nationale, certains la voient heureuse…, clame-t-il avec une petite dose de sarcasme, suivi par quelques huées. D'autres, comme moi, la voient avec un regard plus réaliste. » Et de reprendre, après s'être déclaré pour une loi contre le burkini et pour l'assimilation des immigrés : « J'ai proposé - apparemment ça choque quelques oreilles sensibles - de suspendre le regroupement familial tant que l'Europe ne se serait pas dotée d'une politique migratoire. C'est curieux, ça choque quand je le dis, mais quand madame Merkel le fait à l'égard des réfugiés syriens, personne ne le dit ! »

Enfin, après un discours bien plus long que les précédents, le champion, porté par un auditoire debout, conclut la voix presque éraillée : « Il fait chaud, et moi, j'ai chaud dans mon coeur ! La France déteste la médiocrité, la normalité et tout ce qui va avec ! J'ai besoin de vous ! On va gagner, car nous sommes la majorité silencieuse. On va gagner, car nous sommes le peuple de France ! ».

lepoint.fr

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