Les 5 raisons de croire en la victoire de Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Les 5 raisons de croire en la victoire de Nicolas Sarkozy

Une poignée de jours après l'entrée en campagne de l'ex-chef de l'Etat, l'optimisme règne dans les rangs sarkozystes.

Ce n’est pas un pronostic, mais une affirmation. Alors que Nicolas Sarkozy enchaîne les dédicaces dans une librairie du centre du Touquet, samedi 27 août, l’un de ses soutiens glisse admiratif et sur le ton de la confidence : "Il va gagner".

Les sarkozystes affichent leur confiance : les planètes sont à leurs yeux parfaitement alignées pour que leur champion l’emporte. Voici pourquoi.

1 / L’armée sarkozystes est prête à se mobiliser

Ils sont toujours là. Par centaines. Nicolas Sarkozy peut compter sur ses fans. Ceux qui font la queue des heures dans les supermarchés pour se faire dédicacer "La France pour la vie". Ceux qui l’attendent en plein soleil, au Touquet, pour lui dire de ne rien lâcher et avoir un selfie avec lui. Ceux qui l’appellent tout simplement "Notre sauveur". Ce noyau d’ultrasarkozystes hyper motivés est une force : ceux-là ne rateront pas le jour J l’occasion de soutenir leur champion. Et feront la publicité de "Sarko" autour d’eux.

"Ce militant, lors des repas de famille du dimanche midi, il va dire à sa grand-mère, à ses cousins, qu'il faut voter Sarkozy à la primaire", assure Gérald Darmanin, le maire de Tourcoing promu coordinateur de la campagne. A combien se chiffre ce socle ? "300.000", se risque un sarkozyste, sûr d’une chose : son champion est de loin – par rapport aux Juppé, Fillon, Le Maire – celui qui compte le plus de militants derrière lui.

Et le même fait ses calculs : si chacun de ces 300.000 militants convainc une ou deux personnes autour de lui, Sarkozy est bien parti. Côté Sarkozy, on reste perplexe sur la capacité d’Alain Juppé à lever les foules et les amener à venir en masse voter pour lui.

2 / Pas de sur-mobilisation des anti-Sarkozy ?

C’est l’autre calcul des proches de l’ancien président : certes, les anti-Sarkozy existent dans le pays, y compris à droite. Mais ils n’iront pas voter en masse à la primaire de la droite et du centre en novembre :

"Il faut s’afficher de droite, or beaucoup même à droite n’osent pas dire qu’ils le sont, ce n’est pas comme à gauche".

3 / Il est celui qui parlerait le plus à l’électeur de droite

Les proches de l’ancien président sont persuadés que l’été a tout changé. Que les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray ont totalement remis en selle leur champion, le mieux placé pour incarner l’autorité selon eux. Et dont le discours très identitaire colle le mieux aux attentes de l’électorat de droite : "Il a été présent sur la forme et le fond. Juppé a été absent sur la forme et en décalage sur le fond", résume un proche.

"Les attentats ont créé un choc terrible dans le pays dont on ne mesure pas suffisamment l’impact", estime le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. "Les gens sont en attente de mesures très fortes, plus dans le même cadre".

Selon Ciotti, désormais porte-parole du candidat, Sarkozy ne "colle" pas seulement à l’électorat de droite sur l’autorité mais aussi sur l’économie : "Cela n’a pas été relevé mais dans son livre 'Tout pour la France', il fait beaucoup de propositions qui vont parler au cœur de l’électorat de droite", dit-il : la transmission du patrimoine avec la non-taxation des successions jusqu’à 400.000 euros par part, le prélèvement forfaitaire libératoire au taux unique de 26%, les plus-values immobilières exonérées à partir de 15 ans…

4 / Il a souffert… et les Français aimeraient ça

Nicolas Sarkozy en est persuadé : les Français aiment que leurs politiques aient souffert. Comme Mitterrand et Chirac. Or le Sarkozy de 2017 n’est plus celui de 2012 : il a connu la défaite. Une carte qu’il joue désormais devant les militants.

"Je connais la solitude des soirs de défaite. Je sais ce que c’est que de se présenter à une élection et être battu", a-t-il lancé au Touquet.

5 / Sarkozy serait le meilleur en campagne

Nicolas Sarkozy est une bête de campagne, capable d’enflammer les salles et de retourner l’auditoire. "Une bonne campagne, c’est trois à quatre points que tu peux gagner et enlever à quelqu’un", estime un membre de l'équipe.

tempsreel.nouvelobs.com

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