L'ex-otage Ingrid Betancourt confie son soutien à son «ami» Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Ingrid Betancourt
Ingrid Betancourt

L'ancienne otage des Farc souhaite investir le champ politique pour aider son pays qui traverse une «période difficile». Elle confie sans détours son soutien à son «ami» Nicolas Sarkozy.

Aider la France à surmonter «cette période difficile», voilà son nouveau combat. Ingrid Betancourt, 54 ans, détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant plus de six ans -2321 jours exactement- entre 2002 et 2008, confie lundi dans une interview accordée à iTélé qu'elle est prête à aider Nicolas Sarkozy dans sa campagne présidentielle.

«J'ai des atomes qui me relient à Nicolas Sarkozy», explique l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne qui revient avec émotion sur l'épisode de sa captivité. Émue, elle se souvient de la manière dont il a œuvré à sa libération: «Quand j'étais en captivité, que les politiques parlaient beaucoup et faisaient peu, Sarkozy était quelqu'un qui s'est engagé avec ma famille lorsque personne ne voulait le faire car c'était un dossier sensible», dit-elle, «lorsqu'il est arrivé au pouvoir il n'a pas oublié et moi je n'oublie pas non plus (…) c'est une histoire d'amitié personnelle».

«Je voudrais m'engager pour une cause concrète et juste»

Lorsque le journaliste lui demande si elle serait prête à l'aider, elle répond «oui» sans hésiter. «Je serais prête à m'engager en France car je pense que le pays vit un moment difficile. Je voudrais m'engager pour une cause concrète et juste», explique-t-elle. Si elle avoue être encore marquée par ces années passées dans la jungle colombienne, elle pense en avoir tiré des leçons, notamment pour faire face à la peur qui touche aujourd'hui la France. Elle préconise pour faire face de puiser «dans nos rêves (…), dans nos valeurs, et dans la solidarité du tissu social».

Le burkini, une polémique «incontournable»

Etudiant la religion à Oxford et engagée pour le droit des femmes, l'ancienne militante politique estime que la polémique sur le burkini est «incontournable». «Le burkini n'existe pas dans le Coran, c'est une invention récente, que ce soit au Maroc, en Egypte, partout, les femmes utilisent des maillots de bain, des bikinis et jamais elles n'ont été censées être moins musulmanes. Est-ce qu'en étant tolérants nous ne poussons pas à l'intolérance?», s'interroge-t-elle. L'ancienne détenue s'est dite «surprise» depuis sa libération de constater «qu'ici les jeunes femmes ne s'habillent plus comme elles veulent car elles peuvent se faire agresser». Elle livre ce dernier conseil: «C'est dans la tolérance mais aussi dans la défense de notre mode de vie, de notre liberté, de nos valeurs, qu'il faut se centrer».

lefigaro.fr

Publié dans Primaires

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