Pour Sarkozy, la gauche n'est pas à la hauteur de la menace

Publié le par La rédaction

Pour Sarkozy, la gauche n'est pas à la hauteur de la menace

La gauche française est "tétanisée" par les multiples attentats qui ont touché la France depuis janvier 2015 et sa réponse n'est pas à la hauteur de l'ampleur de la menace, estime Nicolas Sarkozy dans un entretien au Monde publié mercredi, au lendemain de l'assassinat d'un prêtre par deux djihadistes.

Le président des Républicains appelle notamment à la révision des dispositions européennes sur la double peine, pour permettre l'expulsion systématique de tous les étrangers condamnés à plus de cinq ans de prison.

"La violence et la barbarie ont sidéré une partie de la gauche française en janvier 2015. Tous ses repères se sont évanouis et elle s'est accrochée à un discours qui ne correspond plus à la réalité", dit-il dans Le Monde.

"Elle a continué à appliquer le désarmement pénal mis en place par Christiane Taubira, alors même que nous avions besoin de plus de sévérité dans l'application des peines. Tous ces principes se retrouvent balayés par la réalité et la gauche est tétanisée. Et, aujourd'hui, elle se refuse à vraiment faire bouger les lignes de droit pour l'adapter à l'ampleur de la menace", ajoute-t-il.

Dès mardi, Nicolas Sarkozy, a mis en cause l'inertie présumée de l'Etat face à l'"ennemi" et demandé que le gouvernement applique "sans délai" les propositions avancées "depuis des mois" par son parti.

"En 2003, les conditions d'application de la double peine avaient été modifiées pour tenir compte des obligations européennes sur la vie familiale. Aujourd'hui, ce sont ces dispositions européennes qui doivent être adaptées car il est indispensable que tout étranger condamné pour un crime ou un délit à une peine de plus de cinq ans d'emprisonnement soit expulsé systématiquement", propose-t-il mercredi.

"Poser des questions et proposer des solutions, ce n'est pas chercher la polémique, c'est vouloir améliorer la sécurité des Français", poursuit Nicolas Sarkozy.

Le chef de file de l'opposition suggère également le placement en détention provisoire de toutes les personnes mises en examen pour des faits de terrorisme.

L'un des tueurs du prêtre de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray était assigné à résidence sous surveillance électronique après avoir tenté à deux reprises de rejoindre la Syrie.

C'est encore le cas pour sept prévenus en attente de jugement dans des affaires de djihadisme, a-t-on appris mercredi auprès de la chancellerie.

zamanfrance.fr

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