Sarkozy : «Ce Conseil national sera mon dernier en tant que président des Républicains»

Publié le par La rédaction

Sarkozy : «Ce Conseil national sera mon dernier en tant que président des Républicains»

Le Conseil national des Républicains a adopté samedi à Paris le projet du parti pour 2017, à quelques mois de la primaire (20 et 27 novembre). Près d'un millier de conseillers nationaux (les «parlementaires» du parti), réunis à la Mutualité, ont levé un petit bulletin bleu pour approuver le projet.

«après la primaire viendra le rassemblement» de tous «derrière le vainqueur», a lancé Laurent Wauquiez, numéro deux du parti. Il y aura «une seule ligne, une seule volonté: François Hollande, c'est dehors», a-t-il lancé, appelant à «remettre la France tête à l'endroit». Pour Eric Woerth, secrétaire général du parti, ce projet de «rupture« est «fruit d'un débat profondément démocratique» et «ceux qui ne viennent pas pour de mauvaises raisons ont bien tort».

Sous forme d'un livre de 366 pages, le texte reprend les propositions des dix-huit conventions menées par LR depuis une quinzaine de mois: "autorité de l'État", "refondation de Schengen", "identité nationale", "respect de la laïcité", "recours au référendum", "baisse simultanée des impôts et des déficits publics", "justice efficace", "transition numérique"...

Ce projet, «ni paillettes, ni mensonges, ni poésie, ni concours Lépine», est «une alternative franche et claire aux socialistes» qui «redonnera à la France la place qu'elle mérite», a insisté Eric Woerth. «C'est un pacte autour de la Nation, la Nation qui est notre identité.»

«La France ne construira pas son avenir avec les socialistes, des gens dépassés» dans la «course au monde nouveau», a plaidé Luc Chatel, président du Conseil national. «Hollande, c'est casino royal (...) Plus il baisse dans les sondages, plus il distribue», a-t-il lancé au sujet du président de la République.

Nicolas Sarkozy a pris la parole pour conclure les travaux. «Cette primaire sera le temps de la concurrence entre fortes personnalités, entre des talents incontestables. Cette concurrence est formidable, personne ne doit la redouter», a lancé le président du parti. «Chacun doit donner le maximum, le meilleur de lui-même. J'aurai juste une limite à cette concurrence. C'est l'unité de notre famille politique», a-t-il ajouté dans son intervention.

Alors que la droite doit aller «au combat» sur le «front de la gauche et de l'extrême droite», il n'est «pas besoin de faire sa publicité en attaquant sa famille» pendant la primaire, qui dure «trois mois, trois mois, dans la vie politique, c'est une éternité», a-t-il mis en garde. Il faut également «donner le maximum: je sais faire. Et je suis sûr que d'autres sauront faire», a également affirmé Nicolas Sarkozy. Sa déclaration de candidature est attendue vers la fin août.

Selon les statuts de LR, il devra démissionner au plus tard le 25 août, quinze jours avant le dépôt officiel des candidatures. «Quoi qu'il arrive dans les semaines qui viennent, ce Conseil national sera mon dernier en tant que président des Républicains», a également glissé l'ancien président de la République.

Il a défendu ses raisons d'avoir «voulu rester à la tête du parti jusqu'à ce que la primaire commence». «Qu'aurait-on dit si, en plein Brexit, dans une situation de crise majeure pour l'Europe, il n'y avait eu à la tête de notre famille politique qu'une direction provisoire, quelles que soient ses qualités, ou même pas de direction du tout ?» a lancé Nicolas Sarkozy. «Qu'aurait-on dit, si, il y a quelques semaines, devant le spectacle insensé des violences qui enflammaient les rues», il n'y avait pas eu de direction «alors qu'il fallait fixer une ligne et incarner l'alternance ?», a-t-il encore demandé.

leparisien.fr

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