Nicolas Sarkozy : «La guerre est totale, ça sera eux ou nous»

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy : «La guerre est totale, ça sera eux ou nous»

Invité du 20H de TF1 ce dimanche soir, le président des Républicains a fustigé l'exécutif et estimé que «tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l'a pas été».

Il était déjà intervenu sur ce même plateau au lendemain des attentats du 13 novembre. Invité du 20H de TF1 ce dimanche soir, le président des Républicains (LR), Nicolas Sarkozy, est revenu sur la terrible attaque terroriste qui a fait 84 morts à Nice jeudi soir. Et l'ancien chef de l'État a décidé de montrer un visage encore plus ferme qu'il ne l'avait fait il y a huit mois: «Nous sommes en guerre, une guerre totale. Nos ennemis n'ont pas de tabous, pas de frontières, pas de principes. Donc, je vais employer des mots forts: ça sera eux ou nous», a-t-il lancé, estimant que «la France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner comme cela».

Pour gagner la guerre, le chef de l'opposition a donc invité l'exécutif et les médias à «désigner l'ennemi»: «Cet homme a agi selon un mode opératoire qui a été très précisément recommandé par Daech sur Internet. Il faut donc arrêter de dire que ce sont des “déséquilibrés”: nous sommes face à un terrorisme islamique, et il faut être déterminé à le combattre», a-t-il exhorté, répétant à plusieurs reprises qu'il ne souhaitait pas «polémiquer» mais bien «débattre pour savoir ce qui a marché ou n'a pas marché». «Tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois n'a pas été fait», a clairement jugé le patron de Vaugirard.

«Je n'ai pas l'intention de venir commémorer tous les trois mois»

Il a ainsi rappelé les propositions qu'il martèle depuis plusieurs mois déjà: sanctionner la consultation de sites djihadistes comme un délit; expulser les «fichés S» étrangers et assigner les Français à résidence avec bracelet électronique; créer des centres de déradicalisation et des équipes de renseignements dans les prisons; et isoler tous les détenus condamnés pour des délis islamistes. Ultime proposition de Nicolas Sarkozy, enfin: «autoriser les préfets à fermer immédiatement tout lieu de culte qui aurait des rapports de près ou de loin avec le salafisme, et explulser immédiatement tout imam qui y prêcherait».

Visiblement très remonté contre l'exécutif, l'ex-président de la République a balayé le principe de l'union nationale et assuré qu'«une autre politique est possible». «Va-t-on se faire des risettes, se sourire, se tendre la main? Je n'ai pas l'intention de venir tous les trois mois commenter de telles tragédies», a-t-il sèchement lâché, s'agaçant de voir qu'il y a eu «sept attentats et près de 250 morts» en France depuis le mois de janvier 2015. «Personne ne pense qu'on va résoudre le problème du terrorisme avec» la réserve citoyenne rappelée cette semaine par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a-t-il finalement jugé.

lefigaro.fr

Publié dans Interwiew

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