Conseil National LR: « Remettre la France dans les rails pour les prochaines années »

Publié le par La rédaction

Conseil National LR: « Remettre la France dans les rails pour les prochaines années »

18 conventions thématiques, 12 « rendez-vous du projet », près de 300 intervenants extérieurs à notre famille politique, 4 600 contributions reçues par courrier ou sur notre site... Fruit d'un débat profondément démocratique et interactif marqué par 360 000 votes, le projet politique de l'alternance 2017 des Républicains conduit depuis plus d'une année par Eric Woerth, Secrétaire général et Isabelle Le Callennec, vice-présidente, a été présenté ce samedi lors d'un Conseil national qui lui était dédié à la salle de la Mutualité.

« Nous avons beaucoup travaillé, beaucoup publié, beaucoup débattu », résumait Eric Woerth en présentant, dans la matinée, notre projet résumé dans un livre de près de 400 pages, « outil pour distiller, infuser les idées, pour répondre aux questions que se posent les Français avec des solutions pour redresser le pays. Le parti est prêt.

Jamais nous n'avons été aussi tôt dans la profondeur du projet », confie Eric Woerth. « Ce projet correspond à l'aboutissement de plus d'une année de travail acharné. Il nous permet d'incarner une espérance. La France souffre, la France va avoir besoin des Républicains », poursuit Luc Chatel, président du Conseil national qui en a profité pour saluer la présence de 2 000 conseillers nationaux, « témoignage de votre attachement à notre famille et à la préparation de l'alternance. »

Avant la tenue de tables rondes thématiques résumant le travail effectué et permettant un échange entre les cadres du mouvement et les conseillers nationaux,

Daniel Fasquelle, Trésorier national, a tout d'abord présenté les chiffres clés du budget 2016 marqué par des recettes en hausse globale de 5% ( dons : + 68% ; cotisation des élus : +81%) et des dépenses en baisse de 9%. Un budget qui permettra les financements des primaires (4,2 millions euros), du campus et du remboursement de la dette qui est passée de 75,4 millions d'euros en 2014 à 55,2 millions d'euros en 2017, somme qui correspond à la valeur immobilière de notre siège, rue de Vaugirard.

Daniel Fasquelle a également proposé et obtenu le vote des conseillers nationaux sur deux modifications de statuts : seuls les membres à jour de cotisation pourront siéger au comité de circonscription et comité départemental ; chaque budget prévisionnel ainsi que les comptes définitifs de la fédération seront présentés devant le comité départemental.

En présence du président Nicolas Sarkozy et du maire de Bordeaux et ancien Premier ministre, Alain Juppé, de nombreuses personnalités ont ponctué les tables rondes de la matinée par des interventions.

Secrétaire général-adjoint, Roger Karoutchi a évoqué l'empressement de François Hollande de venir s'expliquer devant les Français. « Il paraît qu'il veut dire des choses. Pourquoi s'expliquer ? Depuis quatre ans il promet l'inversion de la courbe du chômage, de la croissance. Aujourd'hui, tout le monde le sait, ça va mieux », ironise le sénateur des Hauts-de-Seine pour qui le vrai débat à mener est celui de l'autorité de l'Etat. « Tous les jours nous avons la démonstration qu'il n'y a plus d'autorité que cela soit sur la sécurité ou sur la parole de l'Etat. Or, les Français attendent une autorité, une force dans la volonté de l'Etat, moins d'insécurité, moins d'incivilité et de la fierté nationale. »

Secrétaire général-adjoint, David Douillet a projeté son regard sur l'après primaire de la droite et du centre et la nécessité pour tous les candidats de jouer ensuite collectif autour de la personnalité qui aura rassemblé la majorité des suffrages. « Au lendemain de la primaire, tout le monde devra travailler ensemble pour gagner cette élection présidentielle qui n'est qu'une étape vers un seul objectif : remettre la France dans les rails pour les prochaines années », insiste David Douillet qui a remercié Nicolas Sarkozy d'avoir, en qualité de président des Républicains « restructuré le parti, l'a désendetté, a réussi à rassembler chacun à chacun d'entre nous, et a été capable de concevoir un projet. »

Pour Hervé Mariton, député de la Drôme, « l'essentiel est de réussir l'alternance ». Ne voulant « aucunement mépriser le travail qui a été réalisé, il a pourtant signifié qu'il ne voterait pas ce projet, « pas assez fort » à ses yeux. Comme sur les retraites, la famille ou l'identité nationale pour laquelle il prône le droit du sang.

« Je n'accepterai pas de présider un parti qui ne respecte pas la tradition de la République, celui droit du sol », lui a répondu Nicolas Sarkozy soulignant que dans le projet d'alternance 2017, Les Républicains proposent de transformer le droit du sol en présomption. « Toute personne née en France est présumée française sauf si l'un des parents est en situation illégale au moment de sa naissance », précise Nicolas Sarkozy.

« Par respect pour le travail mené », Nadine Morano a indiqué clairement qu'elle soutenait le projet des Républicains. « La situation est grave. Nous avons un devoir, celui de réussir l'alternance d'espérance et de fermeté qu'attendent nos concitoyens » estime la députée européenne, critiquant la présidence de François Hollande. « Il se complait dans le déni et l'impuissance. Son levier, c'est la dépense publique ». Il se délecte dans la posture d'un Père Noël après celle d'un père fouettard », poursuit Nadine Morano, soulignant combien « les Français sont excédés par des dirigeants qui ne savent pas leur apporter la protection. Notre objectif, le seul que nous devons avoir est de gagner et de penser que la personnalité qui se dégagera (de la primaire, n.d.l.r) sera la meilleure pour sauver la France et l'Europe. »

« Ce soir nous aurons un projet clair, courageux, ambitieux pour préparer l'alternance qui fait suite à des étapes qui ont permis de reconstruire le parti. Il va constituer le socle de l'alternance que les Français attendent », s'enthousiasme Eric Ciotti, Secrétaire général-adjoint. « Notre mouvement est en ordre de marche et il a un chef qui a construit cette refondation. Merci d'avoir fait le choix de l'engagement au service de notre famille politique », poursuit Eric Ciotti en s'adressant à Nicolas Sarkozy.

« Il n'est que temps de mettre un terme à l'imposture de François Hollande et de son gouvernement », juge le député des Alpes-Maritimes qui réclame le retour de l'autorité de l'Etat. « L'autorité, c'est aussi défendre la laïcité sans ambigüité contre les communautarismes et les tyrannies des minorités », note Eric Ciotti pour qui l'Etat a « le devoir de mieux protéger nos concitoyens et de ne plus être naïf face au terrorisme.

L'alternance, nous devons nous y préparer. Le choix de 2017, c'est celui de l'âme française, de relever la tête, de la garder bien haute. C'est le choix du retour de la France », note-t-il.

L'absence d'autorité de l'Etat a également été pointée par Jean-François Copé. « Les Français, où qu'ils se trouvent, ne sentent plus commandés. Jamais notre pays n'a connu une telle crise de commandement. Il n'y a plus de chef de l'Etat en situation de prendre des décisions essentielles pour l'avenir de la France », juge le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) qui met en avant son credo de « droite décomplexée ». « Il n'a été écrit nulle part que les démocraties devaient être faibles », note Jean-François Copé qui estime que « les Français sont prêts à une méthode comparable à celle du général de Gaulle, celle des ordonnances. En deux mois il a réussi à remettre le pays en ordre de marche pour les 15 années qui ont suivi. »

S'appuyant sur son expérience de tout nouveau président de la région Grand Est (Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes), Philippe Richert craint qu'après la victoire de la droite à l'élection présidentielle en mai 2017, « nous découvrions des situations plus graves que nous le pensons. La situation de la France est dégradée. Cette non gouvernance des socialistes est d'une gravité extrême », estime Philippe Richert, heureux de ce « vrai projet qui reprend nos valeurs et qui nous donne des perspectives. Nous, Les Républicains, sommes les seuls à être en capacité de redonner espoir. Et il est important que nous soyons unis », insiste Philippe Richert.

Ce conseil national est un « jour heureux et un symbole » pour Brice Hortefeux, Conseiller politique. « Un jour heureux, parce que dans notre famille, qui a été traversée par le poison de la division, chacun a apporté sa pierre ». Et un symbole parce que « notre famille a voulu réfléchir à ce qu'elle voulait pour le pays, un an avant l'élection présidentielle », souligne le député européen évoquant ces » temps difficiles d'un Etat sans tête, sans boussole qui oscille entre coups de menton et genoux qui flanchent ».

Députée européenne, Michèle Alliot-Marie a également marqué son « bonheur » de partager ce Conseil national avec les cadres du mouvement qui travaillent sur un projet, « ce cap qui donne du sens à la vie des Français. »

« Dans de tels moments, il est bon de se retrouver en famille et de voir ce que nous partageons ensemble. Il est indispensable de se retrouver pour se référer à ce qui est immuable : la France, notre France. La France qui protège lorsque nous la rendons forte, qui nous unit quand nous savons dépasser nos querelles », glisse Michèle Alliot-Marie souhaitant que l'Etat redevienne « stratège dans les orientations majeures du pays. »

Président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, Christian Jacob compte les jours d'ici l'élection présidentielle : 290 jours ! « Ce temps qui nous sépare de l'alternance est de plus en plus insupportable », juge le député-maire de Provins (Seine-et-Marne) qui, lui aussi, dénonce le « manque d'autorité de l'Etat. L'autorité cela s'impose naturellement, avec sérénité. Les Français ne supportent plus ce président du chômage de masse, de la dette, des impôts, de l'assistanat, du RSA jeune, du CMU, du tiers payant généralisé, ce président qui a dégradé l'Education nationale, qui incarné le laxisme judiciaire. Les chantiers sont énormes », note le maire de Provins pour qui « l'ordre c'est d'abord d'avoir un projet, ensuite celui qui l'incarnera ».

Président du Sénat, Gérard Larcher apprécie aussi le travail accompli dans l'élaboration du projet sous la conduite d'Eric Woerth. « Nous sommes parvenus à définir un socle de valeurs. C'est un exercice réussi qui ne clôt pas les propositions et personne ne doit s'exclure de la règle que nous avons fixée collectivement, celle de l'unité ».

Montrant son « attachement à un état puissant, source d'autorité », le sénateur des Yvelines a fustigé « le désordre installé dans notre pays », de Notre-Dame-des-Landes à Sivens en passant par les camps de migrants à Calais, l'immunité contre les casseurs dans les manifestations contre la loi Travail, la guérilla urbaine... « Cette perte d'autorité est insupportable aux Français et mine la crédibilité de la France », souligne Gérard Larcher pour qui Les Républicains ont « le devoir de restaurer l'autorité de l'Etat ». Il cible plusieurs urgences : réhabiliter la fonction présidentielle ; réduire la fracture territoriale ; avoir un état fort « avec une police et une gendarmerie guidées par des objectifs clairs, des lois respectées dans tous les territoires de la République» ; remettre de l'ordre dans nos finances publiques ; maîtriser notre dette, donner plus de liberté aux entreprises, réinventer un dialogue social digne du XXIème siècle ; relancer le projet européen...

Convaincu que « la nation française constitue un héritage à partager », Gérard Larcher souhaiterait également que le « récit national soit à nouveau enseigné. »

republicains.fr

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