Nicolas Sarkozy à Lille: la France, « c'est un corps, c'est un esprit, c'est une âme »

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy à Lille: la France, « c'est un corps, c'est un esprit, c'est une âme »

« La France n'est-elle pas en train de se dissoudre, de s'effacer, de disparaître à coup de renoncements, de lâchetés, de reculs ? »

Cette question « essentielle », Nicolas Sarkozy l'a posée aux plus de 1000 personnes qui participaient, mercredi en fin d'après-midi, à une réunion publique aux Halls de la Filature à Saint-André-lez-Lille.

Organisée par les députés du Nord Gérald Darmanin et Bernard Gérard, respectivement président et secrétaire départemental de la fédération du Nord, Sébastien Huyghe, Secrétaire général adjoint des Républicains et par Marc-Philippe Daubresse, Conseiller politique, cette rencontre a permis au président des Républicains d'évoquer le « premier défi, le plus grand, le plus fondamental » des années qui viennent : combattre une maladie, celle du « renoncement », pour que la France reste la France.

Aux yeux du président des Républicains, pour qui « être Français, cette identité si précieuse, est un privilège », cette maladie du « renoncement » n'est pas celle du peuple, « victime expiatoire de ce désastre », mais celle des élites « qui nous disent comment penser (…) qui ne sentent plus le désir, ni la force de défendre l'histoire de la France, son identité culturelle, son identité morale et même son identité spirituelle, car la France, souligne Nicolas Sarkozy, c'est un corps, c'est un esprit, c'est une âme ».

Pour Nicolas Sarkozy ce renoncement remonte à « l'esprit de 1968 » qui a connu sa part de lumière (émancipation de la jeunesse et des femmes) mais aussi sa part d'ombre qui « a gagné progressivement dans les têtes et (qui) a trouvé un puissant relais, au tournant des années 80, dans le combat communautariste et la société multiculturelle ».

L'un des derniers exemples en date est le commentaire affligeant du footballeur Karim Benzama croyant voir dans son non sélection en équipe de France de football le résultat de « la pression d'une partie raciste de la France » !

« Voilà le résultat d'un communautarisme militant. Le gouvernement, et notamment François Hollande, a joué avec les communautarismes, a poussé les Français les uns contre les autres » avait alors réagi Nicolas Sarkozy lors de son déplacement la semaine dernière à Cannes.

Un François Hollande qui incarne cette « idéologie de la gauche mondaine et de la pensée unique » d'élites si distanciés avec le peuple, de cette « gauche culturelle qui se prosterne devant les communautés ».

« Pour ces élites, la Nation n'est pas un corps social uni par une histoire, une identité et un rêve communs. Elle ne serait plus qu'un périmètre juridique dans lequel les droits de chacun prévaudraient désormais sur les règles qui s'imposent à tous. Toujours moins d'intérêt supérieur de la Nation, toujours moins d'autorité de l'Etat, toujours moins de règles communes car elles sont autant de brides sur les individus. On voit le résultat de cette idéologie, aujourd'hui, dans ce climat de désordre et de perte générale d'autorité », remarque Nicolas Sarkozy, prenant quelques exemples d'actualité: « Obliger les enfants à apprendre ? Quelle atteinte cruelle à leur libre-arbitre ! Mettre des notes ? Quelle épouvantable discrimination ! Interdire la consommation du cannabis ? Quel esprit répressif ! Empêcher que l'on rappe et danse à Verdun sur la mémoire de centaines de milliers de soldats morts pour la France ? Quel retour nauséabond de l'ordre moral !... ».

Pour Nicolas Sarkozy, « l'équilibre entre les droits et les devoirs, l'équilibre entre les droits de l'individu et les impératifs de la société sont en passe d'être rompus. Et sans ces équilibres, la Nation s'effondre ».

Une nation équilibrée, pour Nicolas Sarkozy « n'est pas une juxtaposition plus ou moins harmonieuse de communautés reconnues dans leurs droits particuliers qui font qu'il n'y a jamais de communauté nationale mais la communion en un projet unique quels que soient son origine sociale ou ethnique, sa religion ou ses opinions ».

« L'idée que nous nous faisons du bien commun est indifférente à la race ou à l'origine. Être citoyen ne doit rien à notre naissance mais tout à notre volonté : la volonté de vivre ensemble, la volonté de s'inscrire dans une histoire, la volonté de suivre les mêmes usages et les mêmes coutumes. C'est cela la République : le refus de se laisser enfermer dans son milieu social, dans son origine ethnique, dans sa confession religieuse », argue Nicolas Sarkozy pointant la conséquence du communautarisme : « la tyrannie des minorités qui fait reculer chaque jour davantage une République résignée. Je n'accepte pas ces résignations », réagit le président des Républicains évoquant le « réveil de la conscience nationale » confrontée à un contraste entre, d'un côté, l'immigration massive et communautarisée, un islam intégriste minoritaire et, de l'autre, « la dissolution de nos liens, l'affaiblissement de nos institutions et la remise en cause de nos modes de vie ».

« Pourquoi, dans la société multiculturelle, tout le monde aurait-il le droit de cultiver sa différence, tout le monde sauf la majorité, tout le monde sauf le Peuple français qui commettrait un crime contre l'altérité en voulant demeurer lui-même », interroge Nicolas Sarkozy qui en appelle à « un réveil de la Nation avec ses valeurs de liberté, de tolérance, de fraternité, de solidarité, de laïcité, de la République ».

Invitant notre famille politique à combattre « la société multiculturelle que nous propose la gauche, autant que la société isolée, repliée, sclérosée que nous propose l'extrême-droite », Nicolas Sarkozy se montre confiant en l'avenir de la France. « Si la France est puissante économiquement, si elle est unie autour de ses valeurs, si elle est sûre d'elle-même, elle peut affronter le vent du large sans crainte, elle peut dialoguer avec le reste du monde, elle peut s'ouvrir à l'innovation et au progrès. Elle doit être audacieuse. C'est cela son destin véritable et c'est cela qui est conforme à son tempérament et à son histoire ».

A moins d'un an de l'élection présidentielle et devant de très nombreux parlementaires, élus et cadres de notre mouvement, le président des Républicains a appelé tous les membres de notre famille politique et tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre à se « remettre debout, d'être de nouveau les fils d'une vieille histoire qui sera continuée ».

Se remettre debout pour « mettre le peuple au cœur de tout ».

Se remettre debout et se battre « pour la France qui nous dépasse et nous sublime, pour notre langue et notre culture, pour nos parents qui nous ont transmis notre patrie, pour que nos enfants retrouvent confiance en l'avenir, pour que la France soit une terre d'espérance, pour que la France retrouve sa vocation universelle et sa place en Europe, pour que vive la France et pour que vive la République ».

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