Nicolas Sarkozy à Lille : C'est une chance d'être Français, c'est un privilège

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy à Lille : C'est une chance d'être Français, c'est un privilège

L'ancien chef de l'Etat s'est exprimé mercredi soir à Saint-André-lez-Lille devant 1 500 personnes et une trentaine de parlementaires, dont le chiraquien François Baroin qui vient d'officialiser son soutien.

Le président des Républicains était en déplacement dans le Nord ce mercredi pour une réunion publique lors de laquelle il a prononcé un discours axé sur des thèmes tels que l'appartenance à la Nation, l'autorité de l'État, ou encore la laïcité. Présenté par son entourage comme un acte "fondateur" pour la future campagne de la primaire à droite, ce discours de Nicolas Sarkozy a notamment été prononcé en présence de François Baroin, qui a récemment officialisé son soutien à l'ancien chef de l'Etat.

"C'est une chance d'être Français. C'est un privilège d'être Français. Mais est-ce que nous nous en souvenons assez ? Est-ce que même nous le comprenons ? Cette identité si précieuse, que nous avons le plus souvent héritée et que nous devrions à chaque instant mériter, avons-nous pleinement conscience de ce qu'elle représente ? Elle nous accompagne comme l'air que l'on respire. Nous pensons que c'est ainsi, que ce fut toujours ainsi, que ce sera toujours ainsi. Est-ce si sûr ? Depuis plusieurs années, le doute a commencé à naître en nous. La France, que nous avons cru éternelle, n'est-elle pas en train de se dissoudre, de s'effacer, de disparaître à coup de renoncements, de lâchetés, de reculs, de démissions ? Cette question est essentielle car elle constitue le véritable sens des échéances politiques qui nous attendent dans moins d’un an", a tout d'abord déclaré Nicolas Sarkozy.

"Le Peuple est le gardien douloureux de la France, dont il pressent et redoute le déclin, craint le naufrage. Ce n’est pas le Peuple qui renonce car il a compris de quoi il retournait. Il est la victime expiatoire de ce désastre. C’est lui qu’on abandonne. L’esprit de renoncement, c’est la maladie d’une partie des élites, celles qui nous disent comment penser. Celles qui prétendent savoir ce qui est correct. Ce que l’on peut dire et ce qu’il faut taire. La maladie du renoncement, c’est quand ces élites ne se sentent plus le désir, ni la force de défendre l’histoire de la France, son identité culturelle, son identité morale et même son identité spirituelle, car la France, c’est un corps, c’est un esprit, c’est une âme. L’esprit de renoncement, c’est un long mouvement commencé il y a près d’un demi-siècle, quand des jeunes gens écrivaient sur les murs de Paris : 'jouissons sans entrave', 'il est interdit d’interdire'. Ici a commencé à germer le désastre", estime également l'ancien chef de l'Etat.

Le président des Républicains a ensuite prôné "le refus de se laisser enfermer dans son milieu social, dans son origine ethnique, dans sa confession religieuse".

"Ce n’est d’ailleurs pas plus de nier ses différences. C’est, dans l’espace civique, se constituer en égal de chacun comme citoyen, se réunir fraternellement avec tous, permettre de se dépasser dans un avenir commun. C’est cela la République, c’est cela la Nation et c’est cela que je n’accepte pas que l’on veuille détruire sans que nous réagissions", a-t-il déclaré, avant de fustiger la "gauche culturelle".

"La vérité c’est que la gauche culturelle, celle qui prétend dominer les esprits, qui veut imposer ses vues à tous, n’aime plus le Peuple. Car le Peuple est réactionnaire à ses yeux, le Peuple est frileux, le Peuple est sécuritaire. Le Peuple n’a pas compris où était le progrès. La gauche culturelle a donc trouvé un opprimé de substitution au nom duquel elle peut faire croisade : la minorité. Puisque le Peuple est devenu réactionnaire, on change son fusil d’épaule, on vénère une nouvelle idole, on professe une nouvelle religion : on se prosterne devant les communautés. Les communautés d’abord, les communautés toujours".

atlantico.fr

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