« Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons régler efficacement les problèmes du monde »

Publié le par La rédaction

« Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons régler efficacement les problèmes du monde »

Convaincu qu' « une autre approche est possible » que celle du blocage, du maintien de sanctions « qui font beaucoup de mal à nos économies », Nicolas Sarkozy, président des Républicains a rappelé mercredi soir, en tête à tête avec Vladimir Poutine, président de la Fédération de la Russie puis devant les participants du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, ce qu'il avait dit le matin même lors d'une journée de travail des Républicains sur les Affaires internationales : « dans le monde qui est le nôtre, toujours plus complexe, toujours plus dangereux, la dernière chose dont nous ayons besoin, c'est d'une nouvelle guerre froide. »

« Il faut un acte fondateur » a-t-il lancé proposant au président Vladimir Poutine « un geste de bonne volonté », celui de lever l'embargo sur les produits alimentaires européens qui, imposé à l'été 2014 par la Fédération de Russie, était une réponse aux sanctions décrétées par Bruxelles après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie et le déclenchement du conflit dans l'Est ukrainien.

« Je souhaite qu'on se parle et qu'on enclenche une dynamique positive. La dynamique actuelle est extrêmement négative. Il faut casser ce processus en prenant une initiative et la seule initiative, c'est une initiative de paix », considère Nicolas Sarkozy soucieux de « créer un électrochoc positif avec la décision conjointe d'une levée progressive et mutuelle des sanctions en échange de gestes concrets, de part et d'autre, allant dans le sens de l'application des accords de Minsk. Si la Russie fait un tel geste, on ne pourra pas l'ignorer » assure le président des Républicains.

Pour Nicolas Sarkozy, une tension durable avec ce grand voisin qu'est la Russie ne serait pas profitable à notre continent confronté à de nombreuses menaces, dont celle du terrorisme islamiste, d'autant qu'avec la Russie nous partageons des racines communes et, culturellement, un certain nombre de valeurs communes.

« Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons régler efficacement les problèmes du monde » est convaincu Nicolas Sarkozy évoquant, notamment, la question syrienne et l'émergence d'une seule coalition. « Moscou doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu'il y ait une seule coalition et non deux », estime Nicolas Sarkozy qui souhaite également associer la Russie à la création d'un système européen de défense aérienne, celui d'un bouclier anti-missiles.

Lors de ce déplacement en Russie, Nicolas Sarkozy était accompagné de cadres de notre mouvement : Eric Ciotti, Secrétaire général-adjoint chargé des fédérations, Edouard Courtial, Conseiller politique, Rachida Dati, députée européenne, Marc-Philippe Daubresse, Conseiller politique, David Douillet, Secrétaire général-adjoint et Pierre Lellouche, délégué général chargé des Affaires internationales.

republicains.fr

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