Nicolas Sarkozy veut accorder "l'autonomie aux hôpitaux"

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy veut accorder "l'autonomie aux hôpitaux"

Nicolas Sarkozy s'est déclaré mercredi favorable, en cas d'alternance en 2017, à "l'autonomie des hôpitaux".

L'ex-chef de l'Etat s'exprimait lors d'une matinée de travail de son parti sur le thème« protection sociale, santé et famille », après une interview sur le même sujet au Quotidien du Médecin, daté de mercredi.


Dans les hôpitaux, « il faut davantage de liberté et moins de bureaucratie. Le temps de travail devrait être négocié dans chaque établissement (...) Les hôpitaux pourront aussi choisir de développer telle ou telle spécialité. Cette autonomie sera possible à deux conditions: l'équilibre financier et la signature d'un contrat unique d'engagements avec l'agence régionale de santé », a-t-il affirmé.

« Médecine de ville »« L'hôpital a été la priorité des 15 dernières années. Le temps est venu de la médecine de ville. Il faut répondre à l'évolution démographique et épidémiologique au plus proche des patients. Il faut davantage de proximité » et « utiliser toutes les potentialités des nouvelles technologies numériques », a également estimé M. Sarkozy, qui propose « un plan pour la médecine libérale d'un milliard d'euros pour 2020 ».

Autres propositions: revoir la rémunération des médecins libéraux, notamment dans les zones rurales, « où le même acte médical devrait être mieux rémunéré que dans les zones à forte densité médicale », « accepter de prendre le virage ambulatoire », réfléchir sur la mise en place d'un « double service d'urgence », un pour « l'urgence vitale », l'autre pour « les soins d'urgence » selon la gravité de la pathologie, « mieux prendre en compte des maladies psychiques », « encourager les familles à s'assurer pour le risque dépendance »...

« Abroger le tiers-payant généralisé »Alors que le déficit de l'assurance-maladie a atteint 7,4 milliards d'euros en 2015, M. Sarkozy a avancé plusieurs propositions pour faire des économies: le taux de prise en charge des dépenses de santé par la Sécurité sociale avant intervention des complémentaires santé devrait passer de 76% à 73% (sachant que « le point équivaut à plus de deux milliards d'euros »), le remboursement des soins en ALD (affection de longue durée) être désormais « défini dans le cadre d'un contrat personnel de prévention et de soins signé avec l'assurance-maladie », l'aide médicale d'Etat pour les étrangers clandestins supprimée.

En cas d'alternance, « nous abrogerons instantanément le tiers-payant généralisé », a-t-il également réaffirmé, et « nous mettrons aussi fin à ce concept idéologique qu'est le bénéfice jugé déraisonnable des cliniques ».

ouest-france.fr

Publié dans Interwiew

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