Nicolas Sarkozy: 4 propositions fortes pour rétablir immédiatement l'autorité de l'État

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy: 4 propositions fortes pour rétablir immédiatement l'autorité de l'État

Devant « l’absence d’autorité », le « sentiment général d’impuissance » du président de la République et de son gouvernement et d’une « forme d’anarchie » qui s’installe dans la rue, Nicolas Sarkozy, en qualité de président des Républicains, a tenu, invité du 20 heures de TF1, à exprimer ce dimanche soir les propositions de la première formation d’opposition pour rétablir l’autorité.

Tout d’abord avec le rétablissement des peines plancher « pour toute personne qui porte atteinte à l’intégrité physique d’un représentant de l’autorité, qu’il soit policier, militaire, pompier, gardien de prison… Cela veut dire mandat de dépôt, prison avec la certitude qu’il n’y aura plus de remise de peine », a souligné Nicolas Sarkozy, précisant que « s’attaquer à un représentant de la République c’est s’attaquer à la République ».

Seconde proposition, l’interdiction préventive et administrative pour les casseurs connus de participer à ces manifestations. A l’identique de ce qui a été voté en 2006 pour lutter contre les hooligans en obligeant ces derniers à venir se présenter les jours de matches.

Troisième proposition avancée par Nicolas Sarkozy : « la dissolution immédiate de tous les groupes d’ultra-gauche. « Le gouvernement l’a fait pour l’ultra-droite, pourquoi ne le fait-il pas pur l’ultra-gauche », interroge-t-il.

Enfin, Nicolas Sarkozy propose que les organisateurs déclarés de ces manifestations assument les responsabilités financières de toutes les conséquences des exactions, que cela soit les bris de vitrines, les véhicules brûlés, le mobilier urbain détruit, les dommages corporels aux fonctionnaires et militaires.

Ciblant les mensonges de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012 qui rendent « furieux » les Français parce qu’ils ont été « dupés », Nicolas Sarkozy a rappelé que sous son quinquennat il n’avait jamais utilisé le passage en force d’une loi par l’application du 49-3. « Si vous refusez le débat au Parlement, vous avez la violence dans la rue », a –t-il expliqué, pointant la « perte d’autorité » de François Hollande dès les premiers jours de son quinquennat, de Léonarda « qui vient dicter ses conditions au président de la République française à l’occupation d’une autoroute par des gens du voyage mécontents parce que l’un des leurs n’a pas été libéré en passant par la place de la République occupée alors que le pays est en état d’urgence ».

Une situation d’état d’urgence qui, selon lui, devrait être suffisante pour ne pas mettre en place les « fan zones » lors du championnat d’Europe de football qui se déroulera en juin prochain en France. « Est-ce raisonnable de prévoir des fan zones comme sous la Tour Eiffel qui va accueillir 100 000 supporters ? C’est un risque », a pointé Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur les élections en Autriche, Nicolas Sarkozy estime que cette situation « renvoie à ce qui se passe dans notre pays : quad la gauche et la droite ne débattent plus, quand elles se ressemblent, que la pensée unique occulte le débat, quand toute phrase sur un sujet de préoccupation des Français devient objet de polémique, alors les extrêmes progressent. Cela fait dix ans qu’en Autriche il y a une coalition, qu’il n’y a ni gauche, ni droite : les extrêmes en profitent. La démocratie c’est le débat approfondi, parfois frontal, pour que les gens puissent choisir », estime Nicolas Sarkozy.

republicains.fr

Publié dans Interwiew

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