Nicolas Sarkozy: « pour l'alternance, nous aurons besoin de la force de tous les Français»

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy: « pour l'alternance, nous aurons besoin de la force de tous les Français»

« Les lycées français, les collèges français, les écoles françaises, l'Alliance française à l'étranger, c'est capital pour l'influence de la France. C'est un investissement et je veux le voir comme cela. Grâce à eux on continue à parler Français dans le monde ».

  1. Clôturant une journée de rencontres, de débats, d'échanges et de travail avec les Français de l'étranger hier au siège national, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a profité de ce moment pour évoquer la situation des établissements scolaires français à l'étranger que quatre années de gestion socialiste ont mis à mal.

« Je ne veux pas qu'on y touche parce qu'ils sont un élément du rayonnement français. Ces établissements forment les élites de demain qui seront des partenaires pour nous. C'est un sujet majeur sur lequel on doit être ambitieux », a poursuivi Nicolas Sarkozy pour qui le rétablissement de la gratuité dans les établissements en gestion directe de l'Etat soit engagé sitôt l'alternance de mai 2017.

« Sous mon quinquennat j'ai mis en place la gratuité. Les socialistes l'ont cassée. Je n'ai pas changé d'un iota sur cette question. Un Français qui met son enfant dans l'école publique en métropole ou en Outre-mer ne paie pas. Je ne vois pas pourquoi un Français travaillant et vivant à l'étranger avec sa famille paierait la scolarité de son enfant dans un établissement public français C'est une rupture scandaleuse », juge Nicolas Sarkozy qui a également évoqué lors de cette journée de travail la fiscalité des Français de l'étranger.

« Dans mon esprit, on doit payer des impôts en fonction de l'endroit où l'on gagne de l'argent et non en fonction de sa nationalité. C'est pourquoi je ne veux pas entendre parler de prélèvements sociaux pour ceux qui ne sont pas utilisateurs de la Sécurité sociale. A moins de créer une catégorie de contributeurs qui ne seraient pas bénéficiaires puisque vivant à l'étranger alors que des bénéficiaires vivant en France ne sont pas contributeurs. Cela ne peut pas être la double peine pour les Français de l'étranger à qui l'on dirait : "vous n'avez pas de droit mais vous payez". »

Devant de très nombreux parlementaires représentant les Français de l'étranger (le député Alain Marsaud, les sénateurs Christophe-André Frassa, Louis Duvernois, Claudine Schmid, Joëlle Garriaud Maylam, Jean-Pierre Cantegrit, Christiane Kammermann), mais également Éric Woerth, secrétaire général chargé du projet, les conseillers politiques Édouard Courtial et Alain Joyandet, Nicolas Sarkozy a rappelé la démarche de notre famille politique dans l'élaboration de son projet.

« Je veux que sur tous les sujets nous soyons prêts. Celui des Français de l'étranger est très important », a insisté Nicolas Sarkozy demandant à ce que l'on différencie bien les Français partant à l'étranger par choix et pour raison professionnelle et ceux qui partent parce que découragés par les politiques menées par l'actuelle majorité socialiste.

Aujourd'hui entre 1,5 à 2 millions de Français vivent et travaillent à l'étranger, soit une progression de près de 4% pour ces dernières années. Une population « qualifiée et active » précisait récemment un rapport de la chambre de commerce et d'industrie de Paris Île-de-France évoquant les raisons de cette expatriation : l'état du marché de l'emploi, de l'économie ainsi que l'environnement social et politique.

« Aux Républicains, nous voulons que ceux qui partent le soient pour les raisons de l'aventure et non parce que dans leur pays, la France, on ne peut pas réussir ».

« Si la France est un grand pays c'est parce que des Français vivent hors de l'hexagone. Que vous ayez fait le choix de l'expatriation, c'est un choix utile », a-t-il exprimé aux Français de l'étranger présents les incitant à s'impliquer encore plus dans la vie politique de notre famille politique. Tout en rappelant qu'il avait été à l'initiative de la représentation des Français de l'étranger au Parlement.

« Vous êtes au contact du monde tel qu'il est. Les élites imaginent tel qu'il n'est pas. Vos idées doivent compter car plus on est loin géographiquement de la France plus on aime la France. Ouvrez-vous, mobilisez-vous, organisez-vous pour peser. Votre rôle est de témoigner que la mondialisation est un fait. 199 pays dans le monde veulent vivre mieux, participent à la compétition. A nous de savoir si la France, l'Europe peuvent encore compter ou disparaître », estime Nicolas Sarkozy s'interrogeant sur le message que la France adresse en ce moment au monde. « Quand je vois Obama se déplacer à Londres et à Berlin et ignorer la France, je ne l'aurais jamais accepté. Pas plus que je n'aurais accepté que la chancelière allemande rencontre seule Erdogan. Dans mon esprit, l'Europe c'est le couple franco-allemand », note le président des Républicains.

« Schengen s'effondre. Où est le projet de la France ? La Méditerranée s'enflamme, où est le projet de la France ? L'Afrique explose démographiquement, où est le projet de la France ? Que fait François Hollande », interroge Nicolas Sarkozy.

Un an après le congrès fondateur des Républicains, Nicolas Sarkozy a profité de ce moment pour rappeler le chemin parcouru. Celui d'une famille politique rassemblée qui a gagné toutes les échéances électorales. Et qui finalise son projet politique de l'alternance. « Aujourd'hui l'opposition est organisée. Les Républicains est le premier parti de France », observe Nicolas Sarkozy souhaitant un « parti politique qui parle à tous les Français, où qu'ils se trouvent. Pour l'alternance, nous aurons besoin de la force de tous les Français», assure Nicolas Sarkozy évoquant une « opportunité historique » pour notre famille politique, celle de « porter l'alternance de la France ».

republicains.fr

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