Nicolas Sarkozy : les 4 points à retenir de son passage sur TF1

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy :  les 4 points à retenir de son passage sur TF1

Nicolas Sarkozy a abordé de nombreux thèmes lors de son passage au journal télévisé de TF1 dimanche 22 mai, sans toutefois livrer la réponse à une question que de nombreuses personnes se posent : celle de sa participation ou non la primaire de la droite en vue de l'élection présidentielle de 2017. Se présentant en tant "chef de l'opposition", il assure qu'il a un "travail à finir". "Le moment venu, je viendrai, si vous m'invitez, pour dire aux Français quel est le sens de ma décision", a-t-il simplement expliqué.

Nicolas Sarkozy a également été interrogé sur la question des violences policières depuis le début du mouvement contre la loi Travail. Repris sur les baisses d'effectifs des fonctionnaires de police durant son mandat de président de la République, l'ancien chef de l'État a tenté de se défendre en estimant que ce n'était "pas une question d'effectifs mais d'autorité".

Agression de policiers : Sarkozy veut le rétablissement des peines plancher

L'agression de deux policiers et l'incendie de leur véhicule sous les yeux de millions de Français qui ont vu les images en boucle a choqué l'opinion publique. Nicolas Sarkozy a réagi à cet acte et estime, qu'"une forme d'anarchie" s'est installée en France avec "une perte complète d'autorité". Si 4 jeunes ont été mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire" samedi 21 au soir, le président des Républicains en veut plus, et propose 4 solutions :

-Le "rétablissement des peines plancher" pour les attaques envers les forces de l'ordre, en prenant exemple sur la Grande-Bretagne et les États-Unis.
-Que les organisateurs de manifestations "assument la responsabilité civile" des actes commis à sa marge, ce qui induirait une responsabilité financière des éventuels dommages causés
-Que les casseurs soient interdits de manifester, et doivent pointer dans un commissariat, à l'image des hooligans interdits de stade dans le monde du football.
-Que les groupes d'ultra-gauche soient dissous "immédiatement".

Extrême-droite : "Ce qui se passe en Autriche peut arriver en France"

Le second tour de l'élection présidentielle se déroulait ce dimanche 22 mai en Autriche. L'extrême droite y a accédé et est opposée au parti écologiste, reléguant les partis traditionnels au rang d'observateurs. Le président de Les Républicains pense qu'un scénario similaire "peut arriver en France".

"Pendant des années dans notre pays, on n'a pas pu parler d'immigration sans être traité de raciste, on n'a pas pu parler de l'islam sans être traité d'islamophobe, on ne pouvait pas émettre la moindre réserve sur l'Europe sans être traité d'europhobe", regrette-t-il en tentant de justifier son propos.

Sarkozy "très hésitant" sur la tenue des fans-zones de l'Euro 2016

Interrogé sur le sujet des fans-zones, espace d'accueil des supporters installés dans les villes accueillant l'Euro 2016 de football en France, l'ancien chef de l'État s'est montré très réticent. "Il fallait maintenir l'Euro, c'est une bonne décision (...) les fan-zones, je trouve que c'est un risque, j'espère de tout cœur que tout se passera bien, mais je pense qu'on a autre chose à faire de nos policiers, de nos gendarmes, avec le risque d'aujourd'hui, que de garder des fan-zones".

Nuit Debout : Nicolas Sarkozy veut évacuer la place de la République

Concernant la situation du mouvement Nuit Debout, Nicolas Sarkozy est sur la même longueur d'onde que Jean-François Copé, qui avait expliqué un peu plus tôt dans la journée dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI qu'il fallait évacuer la place de la République. Pour Nicolas Sarkozy, c'est une "évidence", il ne comprend pas que ce mouvement puisse continuer d'occuper les lieux dans un contexte d'état d'urgence.

rtl.fr

Publié dans Interwiew

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