Nicolas Sarkozy incarne l’ordre

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy incarne l’ordre

L’ex-chef de l’Etat pointe dans les violences une « crise de l’autorité » de l'exécutif.

Violences à l'occasion des manifestations contre la loi Travail, nouvelle semaine de blocages dans les ports et raffineries, appel à la généralisation de la grève... L'occasion était trop belle pour Nicolas Sarkozy, accusé par François Hollande en 2012 d'hystériser la France, pour ne pas monter au créneau au sujet des violences et du climat social qui se durcit. Pour ne pas essayer de prendre sa revanche sur son successeur, qui plus est sur l'un de ses terrains de prédilection : l'autorité et la sécurité.

Ce dimanche soir sur TF1, le président des Républicains - en campagne pour la primaire et 2017 - devait dénoncer la « crise de l'autorité » de l'exécutif, comme il l'a déjà fait sur le terrain. « Jamais je n'ai vu notre pays si tendu, les Français si inquiets, les passions si vives », avait déjà attaqué la semaine dernière Nicolas Sarkozy en réunion publique dans les Alpes de Haute-Provence, renvoyant la balle à François Hollande et essayant aussi au passage de réhabiliter ainsi son bilan.

Une France exaspérée

Dépeignant une France « exaspérée », l 'ex-chef de l'Etat avait pointé en son successeur le responsable de cette situation née, selon lui, des « ravages de l'impuissance » et des « ravages du mensonge. » « La France n'en peut plus de cette impuissance », avait-il cinglé.

Quand, aussi, 79 % des sympathisants de droite et 58 % des Français souhaitent que les manifestations s'arrêtent, selon un sondage BVA pour iTélé.

Incarner à nouveau l'alternance

En insistant sur les dimensions « d'autorité, de responsabilité et d'importance de la sanction dans la chaîne de responsabilité », Nicolas Sarkozy veut être « dans le concret, force de propositions », avance son entourage. « Il ne s'agit pas juste d'asséner des critiques pour asséner, comme le fait Marine Le Pen, mais de dire qu'avec la droite, cela se passerait autrement », ajoute-t-on.

lesechos.fr

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