Nicolas Sarkozy dénonce l'absence complète de leadership en Europe

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy dénonce l'absence complète de leadership en Europe

A l'occasion du débat sur l'Europe organisé par Les Républicains, Nicolas Sarkozy explique ce mardi dans une interview au Monde vouloir "refonder profondément le projet européen". Il critique François Hollande et le gouvernement turc dans leur gesiton de la crise des migrants.

Dans une interview au Monde, le président des Républicains dénonce 'l'absence complète de leadership" en Europe. Selon lui, "il n'y en a qu'un possible: c'est le leadership franco-allemand". Et sans surprise il critique l'actuel chef de l'Etat: "C'est moins le leadership d'Angela Merkel que l'effacement de François Hollande, que je déplore."

Il condamne également à l'accord conclu entre Angela Merkel et la Turquie pour faire face à la crise des migrants. "Ce qui m'a choqué, c'est de voir madame Merkel négociant seule avec le gouvernement turc", dit-t-il, avant d'ajouter que l'Europe "ne peut pas faire confiance au pouvoir turc, qui évolue de plus en plus vers un régime autoritaire".

"Je suis totalement opposé à la sortie du Royaume-Uni"

Nicolas Sarkozy évoque l'éventuelle la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne: "Je suis totalement opposé à la sortie du Royaume-Uni de l'Europe. Le pire serait le Brexit et l'adhésion de la Turquie: on aurait fait le grand chelem de l'erreur!. Mais Brexit ou pas, il faudra, dans tous les cas de figure, refonder profondément le projet européen, et cela passera par un traité dont la France doit être à l'initiative, dès l'été 2017."

Sur la montée de l'extrême droite en Europe et la possible victoire à la présidentielle en Autriche le 22 mai du parti FPO, Nicolas Sarkozy estime que "quand il n'y a plus ni gauche, ni droite, quand il n'y a plus de débat, vous laissez un espace immense aux extrêmes". Et selon lui, "ce qui se passe en Autriche pourrait arriver en France" car "en France, cela fait 25 ans qu'on ne peut pas discuter d'immigration sans être traité de raciste, d'islam sans être traité d'islamophobe, d'Europe sans être traité d'europhobe".

lexpress.fr

Publié dans Interwiew

Commenter cet article