Le maire de Sisteron Daniel Spagnou: « on a retrouvé le grand Sarkozy »

Publié le par La rédaction

Photo: hauteprovenceinfo.com

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Ce jeudi soir, à Pierrevert, l’ancien président de la République s'est projeté sur 2017, même s’il n’est pas encore officiellement candidat à la primaire à droite.

La salle polyvalente de Pierrevert (Alpes-de-Haute-Provence) était pratiquement trop petite ce jeudi 19 mai pour accueillir l’ancien président de la République et actuel président des Républicains, Nicolas Sarkozy, en déplacement toute la journée dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. En effet, avec plus de 800 personnes, la salle était comble au grand bonheur du maire de la commune André Mille qui fut le premier à prendre la parole lors de ce meeting.

Avec sa verve habituelle, André Mille n’y est pas allé par quatre chemins : « Devant vous, vous avez un petit maire en colère ! Il nous faut un Président ! Un chef, quelqu’un qui n’a pas peur de prendre les bonnes et grandes décisions qui s’imposent et que tout le monde connaît ». Pour le maire de Pierrevert, « le bateau France, n’est pas le Titanic qui percute un iceberg, c’est le Concordia qui s’échoue sur un rocher car le capitaine s’approche trop près des côtes pour faire coucou ! Un véritable capitaine de pédalo ! Que diable, il faut changer le système et vite ! »

Pour André Mille, « on marche sur la tête ! Les communes exsangues, les paysans que l’on laisse mourir, les futur étudiants en médecine qui ont failli être tirés au sort, les retraités qui voient leurs pensions baisser, les petites entreprises qui paient trop d’impôts, les petits ménages qui ne s’en sortent plus… Changez-nous cela si vous êtes candidat et élu ! »

Nicolas Sarkozy n’a en tout cas pas confirmé à Pierrevert qu’il serait candidat à la primaire de droite. « Si je l’étais dès maintenant, il faudrait que je quitte la présidence du mouvement et cela pourrait remettre du désordre dans notre famille politique. La primaire, il sera temps plus tard. Je ne pense pas avoir un problème de notoriété, comme le prouve encore le monde ce soir ! Le moment venu, je me prononcerais, et en attendant, j’entends ce qu’on me dit. Une certitude, j’ai la même passion que par le passé, et je n’ai pas l’habitude d’être en retard à un rendez-vous ! »

Et si l’ancien président n’est pas encore en campagne, c’est tout comme. Le ton, les propos affirmés, montrent très clairement que Nicolas Sarkozy prépare soigneusement son entrée en campagne. D’ailleurs, le maire de Sisteron Daniel Spagnou a affirmé lors de cette réunion publique « avoir retrouvé le grand Sarkozy ».

C’est ainsi que le président des Républicains a longuement évoqué la question de la citoyenneté, des valeurs, de l’immigration, de l’intégration (« c’est le dernier arrivé qui doit s’adapter au mode de vie de ceux qui sont là depuis longtemps »), le communautarisme, l’islam (« l’islam de France qui n’a pas toujours fait les efforts pour s’intégrer »), et du vote FN…

«Si on continue comme cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français»

Nicolas Sarkozy a aussi dressé un bilan sans concession de la mandature François Hollande. « Dans quel monde vit M. Hollande lui qui dit que ''la France va mieux !’’ Qu’est-ce que cela serait si elle allait plus mal ? » De même, « aujourd’hui, la récolte de tous ses mensonges, c’est la colère, le désespoir, la violence ! Quand on ment, on récolte la violence ! Je n’ai jamais vu notre pays aussi tendu ! Les Français si inquiets, les passions si vives… Il y a un état tel d’exaspération ! », a déclaré Nicolas Sarkozy. «Si on continue comme cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français»

Nicolas Sarkozy a aussi stigmatisé le collectif «Nuit Debout», dont les membres sont «couchés la journée et debout la nuit», parmi les fauteurs de troubles, aux côtés des «casseurs et voyous» responsables d'une «violence scandaleuse». «Monsieur Valls ne peut-il s'occuper du problème de ces individus, casseurs, voyous?», s'est-il interrogé. Avant d'ajouter : « Je ne crois pas qu'une société puisse fonctionner sans autorité. L'autorité n'est pas un droit, c'est un devoir ».

"En 2017, la priorité sera de réaliser un grand plan Marshall pour la ruralité !"

Même s'il n'est pas encore candidat, l’ancien président de la République entend « redonner une ambition à la France ! » Parmi ses projets pour 2017 s’il était à nouveau élu, « la priorité sera un grand plan Marshall pour la ruralité ! Nous ne pouvons pas laisser mourir notre ruralité. Elle doit devenir la priorité… » Avant d’enchaîner. « Le problème actuel n’est pas la dette, mais trop de dépenses. Nous couperons dans les dépenses en réduisant par exemple les postes de fonctionnaires. Nous avons besoin de dépenses d’avenir, et nous investirons ainsi dans des infrastructures ».

Pour lui, « dans notre esprit, la France est au dessus de tout. Je voudrais qu’on parle et qu’on se batte pour le peuple de France. On a un an pour oublier ces cinq années désastreuses et remettre le pays sur les bons rails. On aura besoin de vous et c’est la France qui a besoin de vous, de nous tous ! » a-t-il martelé, avant de prendre un dernier bain de foule.

Guillaume MESSIEN

hauteprovenceinfo.com

Publié dans France

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