Nicolas Sarkozy: Hollande, « un marchand de sable qui a tout promis mais n'a rien donné »

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy: Hollande, « un marchand de sable qui a tout promis mais n'a rien donné »

Après la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine), les départements du Rhône et des Alpes de Haute-Provence, après Fessenheim où il a réaffirmé le soutien des Républicains à la filière nucléaire, Nicolas Sarkozy a poursuivi sa rencontre avec les Français et les militants de notre famille politique en se rendant, vendredi dernier, à la Réunion.

Accompagné de Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet (Pas-de-Calais) et Trésorier national, de Daniel Gibbs, secrétaire général du comité des Outre-mer et député de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, de Patrick Karam, vice-président de la région Ile-de-France ainsi que de Samia Badat, vice-présidente du Comité des Outre-mer, Nicolas Sarkozy avait programmé un certain nombre de rencontres et d'échanges. Dont celles avec les acteurs économiques du département (dont la filière canne à sucre), avec des professionnels de la santé mais aussi avec des membres du groupe de dialogue inter-religieux.

Devant les agriculteurs inquiets de la perspective d'une fin des quotas sucriers voulue par Bruxelles en 2017 qui se traduirait, pour cette filière, par une perte de 38 millions d'euros, Nicolas Sarkozy a exprimé sa désapprobation que l'Etat français puisse conditionner sa compensation à un accord de Bruxelles. En effet, le sucre réunionnais sera confronté à la concurrence mondiale sans avoir la possibilité de compter sur l'Union européenne pour acheter les stocks invendus à un prix supérieur au cours mondial.

« On ne se retrouve en concurrence avec aucun de nos partenaires européens, aucun ne produit de la canne. Je considère qu'une aide de 38 millions c'est le minimum absolu », a réagi Nicolas Sarkozy pour qui la perte des 18.000 emplois directs et indirects produits par la filière canne à sucre serait « une catastrophe ».

Devant les acteurs économiques, le président des Républicains a rappelé les enjeux de ce département. « Le premier problème de La Réunion, c'est l'emploi. L'enjeu c'est d'en créer. On ne peut pas laisser un territoire avec 30% de chômage, il faudrait au moins se fixer l'objectif de l'abaisser au taux métropolitain, sinon, ce n'est plus la République », estime Nicolas Sarkozy qui propose « une zone franche globale avec zéro charge et zéro impôts sur les sociétés. Mais aussi une zone franche douanière, pour faire comme l'Ile Maurice des ports francs qui permettraient aux touristes de consommer hors TVA, à La Réunion.

En fin de journée Nicolas Sarkozy avait réservé une longue séquence avec les militants et cadres des Républicains.

L'occasion d'évoquer les évènements en métropole liés au projet de loi Travail, lesquels provoquent un « sentiment d'anarchie ». Le président des Républicains a critiqué l'absence d'autorité du président de la République et de son gouvernement, conséquence des mensonges de François Hollande lors de l'élection présidentielle de 2012. « Les Français disent non à quoi ? Au mensonge. Jamais François Hollande n'a dit à ses électeurs qu'il réformerait la loi sur le travail. Il a dit tout le contraire, souvenez-vous : il n'y avait pas de crise, pas de problème, tout était de ma faute. Avec lui, tout serait facile. Il paye le résultat du mensonge. Le mensonge crée de la désespérance. Tous les syndicats ont appelé à voter pour lui. Et aujourd'hui, la CGT manifeste contre un président qu'elle a aidé à gagner. Il a menti. Et le résultat est qu'Il ne peut plus gouverner », a poursuivi le président des Républicains visant François Hollande « un marchand de sable qui a tout promis mais n'a rien donné ».

Nicolas Sarkozy a également évoqué la situation tendue entre Mahorais et ressortissants comoriens en situation irrégulière accusés d'être responsables d'une délinquance en hausse vertigineuse. Au cœur du problème, le détournement du droit du sol. « Le droit du sol doit être une présomption et pas un droit absolu. Si les parents d'un enfant né en France sont en situation irrégulière au moment de la naissance de l'enfant, ce droit à la nationalité ne doit pas être donné », juge Nicolas Sarkozy, observant qu' « aucun territoire ne peut résister à une telle pression migratoire. 50% des étrangers sont en situation illégale, c'est insupportable. On ne peut pas laisser 250.000 habitants de Mayotte avec le sentiment d'être abandonnés ». Nicolas Sarkozy propose dans un premier temps de construire une maternité aux Comores pour réduire l'immigration illégale, mais surtout une réforme du droit du sol.

republicains.fr

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