« On a besoin de vous M. Sarkozy, revenez ! »

Publié le par La rédaction

En dédicace, Sarkozy déplace toujours les foules.

En dédicace, Sarkozy déplace toujours les foules.

De passage dans le département, l'ancien chef de l'État a pris le temps de la discussion avec ses lecteurs, hier, durant une heure de dédicaces. Il s'est également entretenu avec des lycéens.

Rarement l'allée centrale du centre commercial Carrefour de Condé-sur-Sarthe a été aussi agitée. À 13 h 30, une centaine de personnes patientait, livres en mains pour obtenir une dédicace de Nicolas Sarkozy, président du parti des Républicains. Parmi eux, Hélène et Martine, venus de Mortagne-au-Perche : « C'est notre rôle de venir le soutenir. On n'a pas peur de nos convictions. Il est le seul à pouvoir sortir la France de la situation dans laquelle la gauche l'a plongée. »

À l'entrée, les esprits s'échauffent. Une quinzaine de lycéens, qui ont manifesté le matin même dans les rues d'Alençon, sont refoulés par les services de sécurité. « Sous prétexte que l'on est des jeunes », proteste André, scolarisé à Alain.

À son arrivée, l'ancien chef de l'État bouscule son programme et s'entretient avec plusieurs d'entre eux, dans une pièce à l'étage de l'hypermarché. « Qu'est-ce qui vous choque dans la loi Travail ? » leur demande-t-il. Le dialogue s'installe, l'homme de droite livre son regard. « Je préfère des gens qui s'engagent à ceux qui ne font rien. »

« Du baume au coeur »

Nicolas Sarkozy s'offre ensuite un bain de foule, avant de se prêter au jeu des dédicaces. Quelques huées ponctuent son entrée dans le magasin. « Mis en examen, on n'en veut pas !» crient certains.

De retour au calme, il prend le temps d'échanger quelques mots avec ses soutiens. « C'est affreux la situation actuelle », lui lance une femme. Sarkozy appuie : « On se demande où on va se retrouver. » Dans la file d'attente, beaucoup de retraités, quelques jeunes aussi.

Apercevoir un ex-président de la République suscite la curiosité. « C'était pas prévu, on était de passage et on nous a dit que M. Sarkozy serait là, j'ai dit à mon mari : « On y va », raconte une militante. Le voir en vrai, ça met du baume au coeur. » Certains sont tellement émus qu'ils en ratent leurs photos souvenirs. « Mince, je me suis trompé de bouton », s'excuse un homme.

Bastien BOCQUEL

ouest-france.fr

Publié dans Témoignages

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