Nicolas Sarkozy raille le nombre de candidats à la primaire

Publié le par Nelly

Nicolas Sarkozy raille le nombre de candidats à la primaire

LE SCAN POLITIQUE - En déplacement dans le Val-de-Marne, le président des Républicains, qui n'a pas encore déclaré sa candidature à la primaire, a profité de sa stature de chef de parti pour répliquer à ses concurrents.

«Les primaires, des candidats… Ah ça, ça ne manque pas», s'est amusé un Nicolas Sarkozy railleur lors d'un meeting, lundi soir, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Le chef de file des Républicains a d'ailleurs rappelé que «les primaires,ça ne sera que le 21 septembre», date à laquelle la liste officielle des candidats sera rendue publique. Et qu'avant, «ce ne sont pas des candidats à la primaire mais juste des candidats à la candidature pour la primaire». «Ce qui manque en revanche, c'est un peu plus d'esprit collectif, de volonté de travailler les uns pour les autres et non pas les uns contre les autres», a-t-il poursuivi. Avant de faire la leçon, sourire en coin: «Un mouvement politique qui n'a pas de projet politique, c'est un club de supporters et pas un mouvement politique (…) Choisissez en votre âme et conscience mais privilégiez toujours ceux qui rassemblent à ceux qui divisent.» Une pique destinée à son ex-premier ministre François Fillon qui est dernièrement passé à l'offensive contre ses adversaires.

Au côté du député-mairé de la commune Sylvain Berrios, l'ancien chef de l'État a aussi répondu à ses détracteurs qui l'accusent de vouloir faire main basse sur les investitures en choisissant les futurs candidats LR aux législatives de 2017 avant la primaire. «On m'a dit: ‘‘ah, il faudra voir ça après!'' Eh bien non. J'ai trop vu dans ma vie politique des partis qui étaient en retard. À un an des législatives, vous aurez donc des candidats investis que vous pourrez soutenir. Et on sera prêt», s'est-il défendu auprès des sympathisants venus l'écouter en nombre lundi soir. Avant de mettre en garde: «Notre devoir, c'est d'être prêts. On n'a pas le droit de perdre du temps.»

Sarkozy critique la «démagogie» de Bruno Le Maire

«À chaque fois, en tant que président des Républicains, que je propose la candidature d'un maire, il devient député. Faut-il que je le reproche à ceux qui votent pour lui ?»

Rassembleur qu'un temps, Nicolas Sarkozy a également profité de cette tribune qui lui était offerte pour régler ses comptes. Il s'en est notamment pris à Bruno Le Maire que son hôte de Saint-Maur-des-Fossés avait soutenu lors de l'élection pour la présidence du parti. Fort de son joli score lors de cette élection interne en 2014, voilà que le «candidat du renouveau» talonne désormais le président LR dans les sondages. «Je veux dire ici mon grand respect pour les fonctionnaires qu'ils soient territoriaux ou les fonctionnaires d'État», a lancé Nicolas Sarkozy, non sans un clin d'œil à son adversaire qui trouve que la fonction publique territoriale à vie «n'a aucun sens». «Je ne serai jamais de ceux qui, par démagogie, étrillent systématiquement la fonction publique. Quand il vous arrive une catastrophe, vous êtes bien contents de trouver des acteurs publics en ordre de marche», a-t-il ajouté.

L'ancien président de la République, qui ne s'est pas encore déclaré à la primaire de la droite et du centre, s'en est aussi pris à son cadet sur un autre sujet: le non-cumul des mandats. Une idée qu'il considère comme «fausse» et contre laquelle il entend bien «mettre en garde». «À chaque fois, en tant que président des Républicains, que je propose la candidature d'un maire, il devient député. Faut-il que je le reproche à ceux qui votent pour lui?», s'est-il d'abord amusé. Avant de prolonger: «Moi je ne veux pas d'une République où il y a au Sénat et à l'Assemblée nationale des gens qui n'ont qu'une seule chose à faire: voter des lois du lundi matin au dimanche soir. Je veux des parlementaires enracinés dans leurs terroirs et qui connaissent la vraie vie.»

Et pour enfoncer le clou au cas où ce n'était pas encore assez clair: «Je vous demanderai de voter aussi là-dessus», a-t-il lancé à son public, qui a bien compris que sa déclaration de candidature n'était plus qu'une question de temps.http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/04/12/25002-20160412ARTFIG00117-nicolas-sarkozy-raille-le-nombre-de-candidats-a-la-primaire.php

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