Le sénateur sarkozyste estime que la primaire se jouera entre «une star et des vedettes»

Publié le par Nelly

Pierre Charon

Pierre Charon

Pour Pierre Charon, il y a un signe qui ne trompe pas: «Quand Sarkozy fait une dédicace, il faut installer des barrières anti-émeute et on voit à la télévision des armadas de gens qui l'aiment». Pas de doute: le sénateur les Républicains de Paris ne trahira pas l'ancien chef de l'Etat. Son nom ne s'ajoutera pas à liste des anciens sarkozystes qui se retournent aujourd'hui contre lui. La candidature de Geoffroy Didier, dont il a été l'un des parrains, n'est pas de nature à le convaincre: «On peut tous faire un tour de manège gratuit... Moi je faisais ça quand j'étais enfant», glisse-t-il. «Pour l'instant il n'y a que des intentions de candidature», tient à rappeler l'élu.

Et que Geoffroy Didier ne compte pas sur lui pour obtenir l'un des vingt parrainages à présenter au bureau politique de LR avant le 9 septembre prochain: «Tout le monde sait que mon cœur est déjà pris depuis vingt ans». Pierre Charon veut encore être le grognard de Sarkozy. «J'entame des démarches. Bientôt je prendrais un gros tas de formulaires à parrainer» pour aller convaincre des sénateurs plutôt fillonistes. En attendant une déclaration officielle du patron en juin ou en septembre. «Moi je suis un ultra-sarkozyste, je suis le patron du kop de Boulogne (une tribune de supporters du PSG, ndlr). Quand je fais un tweet, je suis aussitôt retweeté par 50, 100 fans de Sarkozy», s'amuse l'ancien conseiller élyséen.

Son analyse: la primaire se jouera entre «une star et des vedettes. Car Sarkozy a une armée de l'ombre, ce sont ses fans. Les autres candidats n'en ont pas». Les sondages, qui donnent le patron des Républicains en panne, ne lui font pas peur: «Je n'ai jamais cru dans la fable de La Fontaine. Pour moi c'est le lièvre qui gagnera. Alain Juppé est un bel homme mais si Nicolas se présente, ça sera deux ou trois meetings par jour. Il faudra tenir».

Une seule chose l'inquiète: que les perdants de la primaire ne «montent pas ensemble sur l'estrade le soir du second tour». En attendant, il imagine déjà que les petits candidats, Frédéric Lefebvre et Geoffroy Didier en tête, soutiendront Nicolas Sarkozy. «Parce que quand le tour de manège sera terminé. Que feront-ils? Ils chercheront encore des parrainages?» se marre-t-il.

lefigaro.fr

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