Nicolas Sarkozy propose un "contrat de redressement" pour les finances publiques

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy propose de supprimer 100 milliards d'euros de dépenses publiques

Nicolas Sarkozy propose de supprimer 100 milliards d'euros de dépenses publiques

Ce serait une de ses premières mesures s'il revenait à l'Élysée. Dès juillet 2017, Nicolas Sarkozy promet de supprimer 100 milliards d'euros de dépenses publiques.

"Je voudrais proposer un contrat de redressement à la France avec quelque chose qui ne s'est jamais fait : déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale et sur le bureau du Sénat, en même temps, au mois de juillet 2017, un projet de loi portant suppression de 100 milliards de dépenses publiques sur la durée du quinquennat", a-t-il annoncé sur "Radio Classique" et "Paris Première" mercredi 30 mars, alors que Les Républicains se réunissent aujourd'hui pour une journée de travail sur les dépenses publiques et la fiscalité.

"CONTRE-CHOC FISCAL"

Simultanément, "je propose dès juillet 2017 de diminuer de 10% l'impôt sur le revenu, dès juillet 2017 de supprimer toutes les charges au niveau du Smic et d'exonérer de charges jusqu'à 1,6 Smic progressivement, et de supprimer l'ISF", a égrené l'ancien président (2007-2012).

Le 4 février, il avait promis dans "Les Échos" un "contre-choc fiscal" dès l'été 2017 avec "un programme de baisse d’impôts et de charges sociales d'au moins 25 milliards d’euros".

Il y promettait également de repousser l'âge légal de la retraite à 63 ans dès 2020, supprimer le compte pénibilité, l'inscription dans la Constitution du principe de non-reconduction d'un fonctionnaire sur deux pour les collectivités locales ou encore d'instaurer la dégressivité des allocations chômage.

Sur l'assurance maladie, il suggère de faire passer le taux moyen de remboursement de "76% aujourd'hui à 73% avant prise en charge par les régimes complémentaires" et de supprimer l’aide médicale d'État (AME). Une "allocation sociale unique" qui remplacerait la prime d’activité, l’allocation logement et le RSA.

"Ca fait plusieurs années que le président de la République François Hollande va à la télévision. Qu'est-ce qu'il en reste? Rien. Qu'avons-nous à en attendre? Rien", a lancé le président du parti d'opposition ce mercredi, alors que François Hollande s'exprimera sur "France 2" le 14 avril.

"Ca fait quatre ans qu'il nous explique que ça va mieux. Les chiffres disent quoi? S'agissant du déficit à 3,5%, s'il s'est amélioré c'est exclusivement parce que le déficit des collectivités locales s'est arrêté : 4,6 milliards de déficit passé à 700 millions d'excédent. Le déficit de l’État a augmenté", a poursuivi le président des Républicains.

La France a enregistré en 2015 un déficit public plus faible que prévu, à 3,5% du produit intérieur brut (PIB) et une croissance à 1,2% selon l'Insee. En revanche, le taux de chômage (catégorie A, sans aucune activité) est reparti à la hausse en février avec +1,1% sur un mois et 2,5% sur un an pour atteindre 3,59 millions de personnes.

"La croissance? Cela fait quatre ans que nous avons en France des performances inférieures à la moyenne de la zone euro". "Le chômage n'a jamais été si bas dans la zone euro, n'a jamais été si haut en France depuis 1997".

"Entre 2008 et 2010, pendant mon quinquennat, le monde a connu une crise comme jamais il n'en avait connue depuis 1929. La différence entre l'époque où j'étais président et celle de François Hollande, c'est qu'à mon époque c'était la crise du monde qui pénalisait la France. Aujourd'hui c'est la crise de la France qui pénalise l'Europe", a asséné l'ancien président.

Nicolas ne s'est toujours pas officiellement déclaré candidat à la primaire de la droite alors qu'un dixième prétendant s'est fait connaître mardi 29 mars : Geoffroy Didier, le vice-président LR de la région Ile-de-France. La primaire de la droite compte déjà dix de candidatures, dont Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet ou encore Jean-François Copé et Nadine Morano.

boursorama.com

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