La folie Sarkozy

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy déclenche les passions. Photo Stéphane Delétang

Nicolas Sarkozy déclenche les passions. Photo Stéphane Delétang

Châteauroux - Saint-Maur. La visite de l’ancien président de la République a provoqué, hier, des réactions passionnées, parfois même surréalistes.

Qu'on apprécie l'homme ou pas, il y a une chose que personne ne peut contester : Nicolas Sarkozy est un phénomène qui, partout où il passe, déclenche les passions. « Il y a un lien, a-t-il défini, plus sobrement, à l'issue d'une visite de sept heures menées au pas de charge. Ce lien se détend et se retend. Ça peut être du ressentiment, comme ça peut être la chose la plus merveilleuse. » Une confidence faite entre deux gorgées d'eau pour reprendre de deux heures de dédicaces sans discontinuer de son livre, La France pour la vie. « Plus de 175.000 exemplaires vendus. »

Six cents à sept cents livres dédicacés

Hier, il a contenté les six à sept cents personnes venues faire la queue pour obtenir sa griffe sur leur exemplaire, certaines lui ayant même offert des cadeaux. « Il a envoyé, c'est un truc de malade, a commenté, bluffé, Julien Cosimi, responsable librairie chez Cultura. Au Cultura de Creil, ils avaient calculé un livre toutes les douze secondes. »

Certains ont patienté près de trois heures. Le président du parti Les Républicains est allé au bout de la file d'attente, à la moyenne d'âge assez élevée, mais pas seulement. Aurélie, fan de 31 ans, s'est retrouvée submergée par ses émotions, au moment où Nicolas Sarkozy a pris son livre dans les mains. « J'ai failli pleurer, admet-elle, les larmes encore prêtes à couler. C'est quelqu'un de génial. Je le sens tellement sincère. » Mathéo, 15 ans, a peut-être vécu l'un des moments les plus importants de sa vie : « Je veux faire de la politique. Il est mon modèle. Il rythme ma vie. Il m'a répondu qu'il était fier de voir des jeunes comme moi s'investir. »

Au côté de Nicolas Sarkozy, Gil Avérous, à l'origine de cette visite, était aux anges. Et même plus haut lorsque Yolande, 86 ans, a lancé à l'ex-président : « Vous êtes aussi beau que notre maire. » Un peu plus loin, la mamie dragueuse confiera toutefois : « Je n'ai pas osé lui dire : " Ne revenez surtout pas, vous allez vous faire bousiller par tous ceux qui vous en veulent. " »
Nombreux ont été ceux qui ont salué le « courage » de Nicolas Sarkozy, faisant référence à son actualité judiciaire. Jean-François Mayet a sauté sur l'occasion pour lui faire une véritable déclaration d'amour.

Lorsque la presse est entrée dans la salle de déjeuner, hier midi, à L'Escale, où étaient conviés des élus LR locaux, le sénateur s'est saisi du micro : « Pour redresser notre pays, il faut quelqu'un de courageux et qui a du culot. Plus vous avez d'emmerdes, plus j'ai envie de voter pour vous. J'ai envie que vous soyez candidat. »

Car si Nicolas Sarkozy n'est pas encore un postulant officiel à la primaire de la droite, nul doute qu'il le sera. Hier après-midi, lors de sa visite chez Roger-Pradier, il a ainsi détaillé plusieurs mesures en faveur, notamment, de la simplification des normes. Elles ressemblaient fort à un programme de candidat.

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