Guerre en Libye : taclé par Obama, Sarkozy répond

Publié le par Nelly

Guerre en Libye : taclé par Obama, Sarkozy répond

Le président américain avait accusé la semaine précédente Nicolas Sarkozy d'avoir voulu se mettre en avant dans le conflit libyen. Une attaque que n'a pas digéré l'ancien chef de l'État.

Déplorant une Libye "plongée dans le chaos", Barack Obama pointait la semaine dernière dans un entretien publié le 10 mars par le magazine The Atlantic la responsabilité des Européens. "Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j'étais convaincu que les Européens, étant donné la proximité de la Libye, seraient plus impliqués dans le suivi" affirmait-il. Le Premier ministre britannique David Cameron a ensuite été "distrait par d'autres choses", expliquait-t-il. Quant au président français de l'époque Nicolas Sarkozy, il "voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes", ajoutait encore le futur ex-président américain.

Une petite phrase que n'a visiblement pas apprécié l'ancien président français. "Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama, dont chacun sait que l'action n'est pas son fort" a-t-il affirmé dans un entretien diffusé ce samedi 19 mars sur i-TÉLÉ et réalisé la veille à Abidjan.

Et le président du parti Les Républicains de pointer l'attitude des Américains face à la situation en Syrie. "M. Obama avait dit 'À la minute où Bachar al-Assad emploie des armes chimiques nous interviendrons'. Bachar al-Assad a employé des armes chimiques, ils ne sont pas intervenus. Quand on fixe des limites, qu'elles sont franchies et qu'on ne fait rien après, ce n'est pas bon signe", a-t-il déploré.

"Les avions français sont rentrés les premiers dans le ciel libyen et au bout de huit jours, M. Obama a décidé de retirer l'armée américaine et a conceptualisé cette fameuse théorie : 'Leading from behind', le leaderschip de l'arrière (...) Vous savez, le leadership de l'arrière, ça n'existe pas", a ironisé Nicolas Sarkozy."On est leader ou on n'est pas leader. Quand on est leader, on conduit une opération", a-t-il poursuivi, opposant au président américain sa secrétaire d'État de l'époque et candidate à sa succession, Hillary Clinton, "qui a été courageuse, forte et qui a soutenu notre intervention, comme d'ailleurs M. Cameron".http://actu.orange.fr/monde/guerre-en-libye-tacle-par-obama-sarkozy-repond-afp-s_CNT000000lA03J.html

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