Sarkozy : L'échec du quinquennat de Hollande était inscrit dans les mensonges de sa campagne électorale

Publié le par La rédaction

Sarkozy : L'échec du quinquennat de Hollande était inscrit dans les mensonges de sa campagne électorale

À neuf mois de la primaire de l'opposition, Nicolas Sarkozy a jugé ce dimanche soir sur TF1 que "rassembler" était "difficile" mais "indispensable" pour permettre l'alternance en 2017. Quelques heures plus tôt, l'ex-chef de l'Etat avait présenté un "texte" destiné à devenir le "projet collectif" des Républicains, devant le conseil national du parti, en l'absence des candidats à la primaire.


Sera-t-il lui-même candidat à la primaire de la droite et du centre en novembre? "Il n'est pas question que je prenne la décision maintenant, parce que je suis le président de la famille", a répondu le président du parti Les Républicains. "Rassembler, c'est difficile et pourtant c'est indispensable", a-t-il ajouté.

L'ancien président de la République veut se présenter au scrutin de novembre muni d'un projet élaboré de la façon la plus "démocratique" possible, espérant se démarquer de ses concurrents. "Sans rassemblement autour d'un projet fort, il n'y aura pas d'alternance", il faut "tout dire avant l'élection pour tout faire après", a plaidé l'ancien président de la République sur TF1. "C'est la conclusion que je tire de ce qui se passe avec M. Hollande. L'échec du quinquennat de M. Hollande était marqué, était inscrit dans les mensonges de sa campagne électorale", a-t-il souligné.

Pas d'alternance sans baisse des impôts

Selon lui, "les mêmes causes produiront les mêmes effets"."Depuis 2012, les Français ont subi 50 milliards d'augmentation d'impôts. Je souhaite que Les Républicains disent clairement aux Français qu'une alternance sans baisse des impôts ne serait pas une alternance. Je propose, pour juillet 2017, de baisser les impôts des Français, entreprises et particuliers, de 25 milliards", a-t-il dit.

"En même temps que nous proposerons un projet de loi de finances rectificative portant baisse des impôts à l'Assemblée, nous enverrons au Sénat un projet extrêmement détaillé de réduction de dépenses publiques, avec la reprise de la suppression du un sur deux des fonctionnaires (non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) pour les collectivités territoriales comme pour l'Etat, une retraite à 63 ans dès 2020, avec des économies sur l'assurance maladie, avec la reprise de la dégressivité des allocations chômage", a détaillé l'ancien chef de l'Etat.

"La France ne peut plus être championne d'Europe des dépenses publiques et en même temps championne d'Europe de l'augmentation du chômage", selon lui.

Quant au Front national, il a réaffirmé qu'il ne ferait "aucun accord" avec le parti présidé par Marine Le Pen. "Pour autant, je m'oppose à toute forme de grande coalition avec les socialistes, qui créerait de la confusion alors que la France a besoin de clarté et de fermeté. La République ne peut plus reculer", a conclu Nicolas Sarkozy.

lexpress.fr

Publié dans Primaires, Interwiew

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