Nicolas Sarkozy dévoile son programme économique !

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy dévoile son programme économique !

Nicolas Sarkozy veut créer un "contre-choc fiscal" de 25 MdsE s'il est élu en 2017, explique-t-il dans un entretien publié par 'Les Echos'. L'impôt sur le revenu baisserait de 10%, l'ISF serait supprimé et les charges abaissées.

S'il est élu président en 2017, Nicolas Sarkozy prévoit de faire adopter dès l'été suivant une baisse d'au moins 25 milliards d'euros d'impôts et de charges sociales, afin de créer un "contre-choc fiscal" salutaire pour la croissance. En outre, il promet de supprimer l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Le président des Républicains et ex-chef de l'Etat dévoile ainsi son programme économique, dans un entretien au quotidien 'Les Echos'

"Faire revenir en France l'argent dont nous avons besoin"

"Compte-tenu de la gravité du décrochage de la France, un contre-choc fiscal est indispensable. Il faut faire redémarrer la machine économique au plus vite. Un programme de baisse d'impôts et de charges sociales d'au moins 25 milliards d'euros devra être voté dès l'été 2017", déclare Nicolas Sarkozy aux 'Echos'. Il avait déjà défendu cette idée de "contre-choc fiscal" début décembre sur la radio 'Europe 1', mais c'était avant la publication de son livre "La France pour la Vie", considéré comme le coup d'envoi de sa campagne pour la primaire chez les Républicains.

Pour commencer, il propose une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu qui, votée à l'été 2017, "bénéficierait à tous les contribuables pour leur impôt payé en 2018, soit 7 milliard d'euros rendus aux Français". A cela, s'ajoutera, pour favoriser l'activité, l'investissement et les créations d'emplois, "une baisse des charges sur le travail et la suppression de l'ISF. Il est indispensable de faire revenir en France l'argent dont nous avons besoin pour développer notre économie. Là aussi, ces mesures seraient votées dès l'été", précise l'ex-président de la République.

13 MdsE de baisses de charges supplémentaires

Concernant les charges, il propose de transformer les 17 milliards du crédit impôt compétitivité et emploi (CICE) en véritable baisse de charges patronales, car à l'heure actuelle, ce dispositif "est une usine à gaz, les chefs d'entreprises le disent haut et fort". M. Sarkozy veut aller plus loin, en réduisant le coût du travail de 13 MdsE supplémentaires, en passant notamment à zéro charges sur le SMIC, et "en facilitant la sortie des 35 heures, en évitant de pénaliser les entreprises qui augmenteraient le temps de travail". Troisièmement, il réduirait les charges pesant sur l'emploi à domicile, "qui est un gisement d'emplois très important", une réduction qui atteindrait 1 MdE.
Il promet en outre aux entreprises la suppression du compte pénibilité, qui permet de partir en retraite plus tôt dans certains métiers pénibles. Cette disposition est "une usine à gaz et une bombe à retardement en terme de coût pour les entreprises, en particulier dans l'industrie", estime Nicolas Sarkozy.

100 MdsE de réductions de dépenses prévues sur le quinquennat

Nicolas Sarkozy s'engage par ailleurs à réformer la fiscalité du capital, estimant que "l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail décidée par François Hollande en 2012 a été une profonde erreur économique qu'il faudra corriger".

Afin de financer les baisses d'impôts et de charges, le patron des Républicains promet "un effort de 100 milliards d'euros de réduction de dépense sur le quinquennat. Pour cela, il faudra voter simultanément des mesures concernant les dépenses de l'Etat, des collectivités territoriales et des régimes sociaux, notamment de retraite et d'assurance-maladie".
M. Sarkozy entend notamment rétablir la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire d'Etat sur deux partant à la retraite, et veut imposer cette même règle aux collectivités territoriales par une réforme de la Constitution. Il prévoit aussi créer des contrats de cinq ans dans la fonction publique, et de "rétablir immédiatement le jour de carence dans la fonction publique" en cas de congé maladie.

En matière de sécurité sociale, Nicolas Sarkozy vise l'équilibre de la branche assurance-maladie en 2018. Cela passera par une réduction du taux moyen de remboursement de 76% aujourd'hui à 73%, avant prise en charge par les régimes complémentaires, ce qui "représente 5 milliards d'économies". Il entend également supprimer l'aide médicale d'Etat (AME, destinée aux étrangers en situation irrégulière et précaire), "dont le coût dérive depuis 2012 et choque nos compatriotes".

Vers un report de l'âge de la retraite à 64 ans en 2025 ?

Concernant le temps de travail, dans la fonction publique, il passerait 35H à 37H, "payées 37 bien sûr, de manière obligatoire, et de 37 à 39 heures pour les fonctionnaires qui le souhaitent". Dans le privé, l'ancien chef de l'Etat confirme être favorable à ce que les entreprises puissent négocier la sortie des 35 heures via des accords d'entreprises.

Il se prononce en outre pour la dégressivité des allocations chômage, "comme elle existe dans de nombreux pays d'Europe", et préconise une nouvelle réforme des retraites. "Dès l'été 2017, il y aura un projet de loi retraite pour repousser l'âge légal à 63 ans dès 2020 et 64 ans dès 2025. Cela représente près de 20 milliards d'euros d'économies une fois la réforme montée en charge".

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