Nicolas Sarkozy dans DPDA : "j’ai 61 ans mais… dans ma tête, j’ai 18 ans"

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy dans DPDA : "j’ai 61 ans mais… dans ma tête, j’ai 18 ans"

Jeudi 4 février 2016 sur France 2 lors de l’émission « Des paroles et des actes », à dix mois de la primaire de la droite et du centre,le président des Républicains a poussé coup de gueule en début d’émission, après que David Pujadas ait indiqué qu »aune personnalité politique n’a souhaité débattre avec lui ce soir.

Face à Nicolas Sarkozy aucun contradicteur politique et uniquement un panel de Français issus de la société civile.

Agacé Nicolas Sarkozy a déclaré « Il n’y a pas un seul ministre qui ait voulu débattre avec moi ».

Citant les membres du gouvernement qui ont refusé l’invitation de France 2 : ni Emmanuel Macron, Marisol Touraine, Jean-Marie Le Guen ou encore Christiane Taubira ancienne garde des Sceaux n’ont accepté ce débat.

« Dois-je en conclure que nous sommes la seule démocratie au monde, où les responsables gouvernementaux considèrent que leur devoir n’est pas de débattre avec le président de la première formation politique d’opposition du pays ? » a demandé Nicolas Sarkozy.

Les piques à Alain Juppé

Alain Juppé, principal rival à droite pour 2017, n’a pas été épargné et lorsqu’une personne du public sur le plateau de l’émission interroge Nicolas Sarkozy sur la question des retraites, celui-ci fait le bilan de son ancien ministre dont il n’oublie pas de rappeler qu’il a 10 ans de plus que lui :

« En 1995, Alain Juppé était Premier ministre, il a fait une réforme de la sécurité sociale. Il a dû la retirer en décembre. J’ai fait une réforme des retraites en 2010. Je l’ai retirée, ou je l’ai menée à bout ? Je l’ai menée à bien….donc je peux porter beaucoup de péchés, mais enfin, quand on compare la réforme de 1995, et la réforme des retraites que nous avons faite en 2010, il y en a une qui a réussi. »

"j’ai 61 ans mais… dans ma tête, j’ai 18 ans"

A propos de ses rapports avec Alain Juppé, l’âge du maire de Bordeaux est évoqué : « Vous voulez que je vous fasse une confidence ? Il a toujours dix ans de plus que moi ! » répond il concernant des propos tenus dans son livre » La France pour la Vie« .

Nicolas Sarkozy a ajouté « Dans mon état civil, j’ai 61 ans », mais « dans ma tête, j’ai 18 ans » a affirmé l’ex chef de l’état.

Lorsqu’il apprend que son intervention dans l’émission a totalisé 86 000 messages sur Twitter, contre 57 000 pour Alain Juppé lors de son passage à l’émission » Des Paroles et des Actes », Nicolas Sarkozy réagit « Ne me faites pas d’ennuis ! » plaisante -t-il.

Lors de l’émission « Des paroles et des actes », Nicolas Sarkozy s’est également exprimé sur la déchéance de nationalité.

« Je suis favorable, comme depuis toujours, à la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux qui se seraient livrés à des activités jihadistes. Je l’avais déjà proposé lorsque j’étais Président » a ajouté Nicolas Sarkozy.

Lors du discours de Grenoble, en 2010, Nicolas Sarkozy avait effectivement proposé d’étendre la déchéance de nationalité mais dans un autre contexte que celui du terrorisme.

L’ancien président de la république disait vouloir cette extension pour répondre aux violences commises contre les policiers et proposait alors :

« La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique. » avait-il déclaré.

Racisme à l’embauche

et discrimination positive

Lors de l’émission de France 2, le patron des Républicains a aussi été interrogé sur le racisme à l’embauche et a affirmé être à l’origine des « Conventions éducation prioritaire » appliquée à Sciences Po : « J’ai été à l’origine de cette mesure avec feu Richard Descoings qui dirigeait Sciences Po à l’époque » a déclaré Nicolas Sarkozy.

Ces conventions permettent l’accès à des lycéens venus d’établissements classés en ZEP, à des études supérieures au sein des écoles du réseau Sciences.

Cyril Delhay, ancien élève de Richard Descoings à Sciences Po a créé avec ce dernier cette charte en 2001, lorsque la gauche était au pouvoir.

Un livre publié en 2006 intitulé « Promotion Zep les nouveaux élèves de Sciences Po » est consacré à cette initiative qui visait à relancer l’ascenseur social.

Le monde des grandes écoles avait été bousculé en 2001 par Sciences-Po qui a mis en place des partenariats avec des lycées des zones défavorisées, petites villes en crise, secteur rural oublié, banlieues à l’abandon, afin d’accéder au temple de l’élite républicaine.

lemediascope.fr

Publié dans Interwiew, Médias

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