Les troublantes révélations sur les conditions de la mise en examen de Nicolas Sarkozy

Publié le par La rédaction

Les troublantes révélations sur les conditions de la mise en examen de Nicolas Sarkozy

Selon BFM TV, un seul des trois juges d’instruction chargés de l’enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, souhaitait vraiment le mettre en examen. Des révélations qui rebattent les cartes ?

Une audition de douze heures par le juge Tournaire

A l’issue de douze heures d’audition devant le juge Tournaire, Nicolas Sarkozy a appris en début de semaine qu’il était mis en examen pour le financement de la campagne présidentielle de l’UMP en 2012. Il a été placé sous le statut de témoin assisté dans le volet de « l’affaire Bygmalion » - affaire pour laquelle Nicolas Sarkozy continue de clamer son innocence.

Les juges, en désaccord, refusent de participer à l’audition : la mise en examen a-t-elle été décidée avant que Nicolas Sarkozy s'explique ?

Mais voilà qu’une information avancée par la chaîne d’information BFMTV vient rebattre les cartes, ou plutôt ouvrir une brèche. Cette fois du côté de la justice. Effectivement, d’après la chaîne d’information, seul un des trois juges chargés de l’enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy a souhaité le mettre en examen. Plus intéressant encore, en raison de leur désaccord, les deux autres, sachant que Nicolas Sarkozy allait être mis en examen, n’ont pas souhaité participer à l’audition de l’ancien président de la République. Les trois magistrats sont bien connus du monde politique et médiatique. Il s’agit des juges Serge Tournaire, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loir. Parmi les trois, Serge Tournaire est le seul a avoir souhaité la mise en examen de l’ancien président de la République. Plusieurs questions se posent :

  • Si les juges Le Loir et Van Ruymbeke ont refusé de participer à l’audition de Nicolas Sarkozy parce qu’ils savaient qu’il allait être mis en examen et que l’issue était connue d’avance, cela signifie-t-il qu’en dépit de la valeur de ses arguments, le président des Républicains n’avait aucune chance ?
  • Si les juges Le Loir et Van Ruymbeke, réputés pour leur combativité, n’ont pas souhaité mettre le président des Républicains en examen, quelles en sont les raisons ?

D’un point de vue juridique, l’avis du juge Tournaire, premier magistrat instructeur, prime sur celui des deux autres. En théorie, ce désaccord entre les trois juges ne pourrait donc permettre à la défense de Nicolas Sarkozy de faire un recours.

« Si son sort était préalablement scellé avant même d’être entendu hier et par un seul juge cela poserait de nouvelles questions »

Contacté par Valeurs actuelles, le député Les Républicains Edouard Courtial a vivement réagi : « Si elle était vérifiée, cette information démontrerait à nouveau de façon éclatante le sort particulier qui est réservé à Nicolas Sarkozy. Il n’est déjà pas un justiciable comme les autres par la somme des contrôles exorbitants y compris téléphoniques dont il a été victime. Si son sort était préalablement scellé avant même d’être entendu hier et par un seul juge cela poserait de nouvelles questions sur le fonctionnement de la justice ».

valeursactuelles.com

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