L'injustice faite à Sarkozy

Publié le par Nelly

ARTICLE DE 2012 CRIANT DE VÉRITÉ

ARTICLE DE 2012 CRIANT DE VÉRITÉ

Trop de moqueries, de sarcasmes et de calomnies ! Jean d'Ormesson, l'un de ceux qui connaît le mieux Nicolas Sarkozy, en a gros sur le coeur. Non, l'homme n'est pas ce que ses adversaires disent de lui ! Oui, le Président peut légitimement être fier de son bilan! Revigorant.

Admiré et adulé par les uns, traîné dans la boue par les autres, le moins qu'on puisse dire de Nicolas Sarkozy est qu'il n'a pas été indifférent aux Français de son temps. Il a été l'homme le plus détesté et le plus attaqué de France, celui que beaucoup ont adoré haïr. Fait, comme toute chose humaine, d'ombres et de lumière, d'échecs et de succès, son bilan a été à peine examiné et discuté. Il a été décrété par ses adversaires «nul» et «dramatique». Il a été considéré par les socialistes comme un «fiasco». Il a été condamné d'avance et en bloc, avec hâte et légèreté, par une opposition peu portée à l'objectivité. Plus encore que son action politique, c'est surtout l'homme lui-même qui a été la cible de toutes les moqueries, de tous les sarcasmes, de toutes les calomnies. Il a été traité de «menteur», de «voyou», d'«escroc». Il a été traîné dans la boue avec plus de violence que les figures les plus exécrées de notre longue histoire. Il a été attaqué de toutes les façons possibles. Sur sa politique, sur son physique, sur sa famille, sur les femmes qu'il aimait, sur sa vie officielle et privée. L'époque est marquée par l'ironie et par la dérision. Mais lui, plus que tout autre, a été la proie des humoristes, des dessinateurs, des animateurs de radio ou de télévision, des conversations dans la rue ou dans les salons parisiens, et d'abord des journalistes et des politiques. On passait tout à François Mitterrand, ses mensonges, ses faux bulletins de santé, ses écoutes téléphoniques, ses fréquentations douteuses, son train de vie et celui de ses proches. Il était si séduisant. On passait tout à Dominique Strauss-Kahn avant la catastrophe finale. Il était si amusant. On n'a jamais rien passé à Nicolas Sarkozy. Par un tour de magie orchestré avec soin, que les historiens, les sociologues, les psychologues étudieront après nous, le travail accompli pendant cinq ans pour faire face à la série de crises qui ont frappé les Etats-Unis, l'Europe entière et la France a été minoré avec subtilité. Non seulement, grâce à Sarkozy, la France s'en est tirée mieux que tous ses voisins − sauf l'Allemagne −, mais toute une rafale de réformes, dont la plus importante est la réforme des retraites, ont pu être menées à bien. Tout cela a été savamment occulté sous les attaques permanentes contre la personne du Président, son caractère et son comportement. Il faut avouer qu'il a donné parfois des verges pour se faire battre. Il est impulsif. Dans le livre qu'elle lui a consacré, Catherine Nay a trouvé le mot juste: impétueux. Il est terriblement naturel. Il n'est pas dissimulé. Pas assez peut-être. Il n'est pas faux jeton. Pas assez peut-être. Il est plutôt moins menteur que les autres qui lui reprochent tant de mentir. Il dit ce qu'il pense. Et il pense vite. Ce n'est pas un par-en-dessous qui ferait ses coups en douce. Les autres se cachent, se dissimulent, mènent leur vie à la bourgeoise, genre Nana, style 1880. Il étale tout. Il ouvre son coeur et sa vie. Il fait confiance aux autres. Et les autres en abusent. Les Français n'aiment pas l'importance, la suffisance, le pompeux. Il est le contraire de l'importance, de la suffisance, du pompeux. Il est décontracté. Il est moderne. Catastrophe! Trop décontracté. Trop moderne. Ce n'est pas la gauche, qui lui a toujours été hostile, qui l'a fait tomber en disgrâce dans les sombres années 2008-2009. La droite l'avait pris pour héros. Il l'a choquée. Elle l'a lâché. L'opposition n'a fait qu'appuyer là où ça faisait mal. Il a parlé aux journalistes, qui en ont fait des gorges chaudes, de Cécilia et de Carla. Cécilia était belle et froide. Elle lui a été redoutable. Elle ne l'entraînait pas toujours sur la bonne voie. S'il est battu le 6 mai, une des stupeurs de l'histoire à venir sera de constater que les racines de son échec ne sont pas à chercher dans la politique qu'il a menée, mais dans les deux heures qu'il a passées à fêter son élection dans une boîte trop élégante, avec des gens trop fortunés et dans les trente-six heures qu'il a passées sur un bateau un peu trop long. C'est assez invraisemblable. Mais les Français sont comme ça. Ils sont gais, charmants, travailleurs, courageux. Ils sont souvent jaloux les uns des autres. Les écrivains sont jaloux des écrivains. Les hommes de science se jalousent entre eux. Les voisins sont jaloux de leurs voisins. Et ils ne détestent pas les dénoncer.

De gauche ou de droite, les hommes politiques en France n'ont jamais cessé de fréquenter les bonnes tables et les grands restaurants qui font aussi partie du patrimoine français. Personne n'a jamais reproché à Mitterrand ou à Strauss-Kahn, peut-être même à Hollande, de s'y rendre régulièrement. Mais, lancée par des journalistes, l'affaire du Fouquet's a été un scandale, un symbole noir, une édition moderne de l'affaire des poisons ou du collier de la reine. La dernière version de l'affaire du Fouquet's consiste à mettre l'accent non plus sur le lieu − c'était trop absurde −, mais sur la compagnie de gens, nous dit-on, du CAC 40. C'est oublier un peu vite les liens, par exemple, de François Mitterrand avec Pelat, une des grosses fortunes de l'époque, soupçonné en outre de malversations. François Mitterrand était venu à la télévision expliquer aux Français avec beaucoup de talent et des larmes dans la voix à quel point M. Pelat était un homme estimable. Personne ne croit plus d'ailleurs aujourd'hui que l'argent se situe plutôt à droite qu'à gauche. L'argent coule à flots à gauche autant qu'à droite et il serait trop facile d'énumérer des noms.L'argent! Le premier reproche qui a été adressé à Nicolas Sarkozy, le plus violent, le plus constant, se situe à la lisière de la politique et de la vie privée: Nicolas Sarkozy est «le Président des riches». Il aurait avec l'argent des liens privilégiés. Mme Joly et quelques autres ont été jusqu'à l'accuser de malhonnêteté. Je crois qu'au milieu de tant de tentations et de compromissions, il est plutôt plus honnête que beaucoup d'autres. Il a voulu redonner sa dignité au travail et il pense qu'une nation moderne a besoin d'entrepreneurs pour assurer la prospérité générale. Mais il est loin d'être de ces hommes de magouilles auxquels, depuis des années, nous avons été habitués. Il a été le premier à introduire à l'Elysée, jusqu'à lui domaine opaque et secret, une Cour des comptes à la tête de laquelle il avait nommé un socialiste. S'il a augmenté le traitement du Président, c'est que ses prédécesseurs étaient moins bien traités que le Premier ministre − et compensaient du coup comme ils pouvaient un étrange manque à gagner. Jamais la transparence n'a été mieux établie au sommet de l'Etat. La décision de Hollande de réduire de 30 % les traitements du Président et de ses ministres non seulement ne rapportera rien du tout − mais n'est que poudre aux yeux et pure démagogie. Et que se passera-t-il si l'on découvre que le Président gagne moins qu'un haut fonctionnaire ou qu'un dirigeant de société nationale. Drôle de justice!Après l'impulsivité et l'argent, voici le troisième reproche constamment adressé par ses adversaires au Président sortant: il serait vulgaire. Vulgaire dans son langage. Vulgaire dans sa pensée. Vulgaire dans son comportement. Quand un imbécile et un mufle qui ignore les lois de la démocratie refuse de serrer la

Jean d'Ormesson

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NICOLE 21/02/2016 13:03

OUI L'ANALYSE EXPLIQUEE SUR NICOLAS SARKOSY EST TOUT A FAIT JUSTE ET JE REJOINS TOUT A FAIT !l'EPOQUE N'EST PAS AUX GENS QUI FONT BIEN ,MAIS L'INVERSE PLAIT MIEUX FAUT IL CROIRE ????????????

x 21/02/2016 12:24

où est la fin de l'article !!!

Louis 21/02/2016 10:54

Merci Monsieur d'Ormesson, qu'une personne de votre intelligence et que tout le monde apprécie devrait permettre aux "bornés" qui ne se font une opinion que par les on-dits des journalistes gauchistes. J'enrage chaque fois que devant moi, on proféré des mensonges le consternant. J'avais bien aimé, à sa sortie le livre de Catherine Nay.

Guelou 11/05/2016 16:04

Merci monsieur d Ormesson !!!

valynette 21/02/2016 08:52

un très bon article très bien écrit mais c'est d'Ormesson ! très clair qui résume cette haine qu'une partie des français et toute la gauche (sans oublier une partie de son straff!!!) lui voue mais il en était de meme pour le Général à son époque que n'a t-on dit sur la manière dont il nous gouvernait et que n'a t-on dit sur Tante Yvonne ...que de moqueries
Sans être à 100% pro NS je ne vois pas qui en 2017 peut nous sortir de se marasme dans le quelle nous à a mis FH en 2012 nous étions "mal" en 2017 nous somme a fond du gouffre

l

Surangne 20/02/2016 20:29

On admet qu'après avoir reconnu à Nicolas Sarkozy ses reformes et son travail on à pu se laisser convaincre par le discours lancinant de la gauche qui n'a cessé de le critiquer et de le calomnier.C'est bien de remettre les pendules à l'heure et de rappeler le bien qu'il a fait pour la France.