Nicolas Sarkozy à Nîmes : "Dans quelques jours, c’est à toute la France que je vais parler"

Publié le par La rédaction

Nicolas Sarkozy à Nîmes : "Dans quelques jours, c’est à toute la France que je vais parler"

Méritocratie, travail, fiscalité ou assimilation… En 2016, le président Les Républicains souhaite « poser les débats » pour présenter un nouveau projet et convaincre au-delà de son camp.

Dans le Gard, l’ex-président de la République est entouré de « fidèles ». « Je suis un récidiviste à Nîmes », s’amuse Nicolas Sarkozy, évoquant ses nombreuses visites dans le fief de Jean-Paul Fournier. Le patron de la fédération gardoise et sénateur-maire de Nîmes a toujours affiché un soutien sans faille à Nicolas Sarkozy, malgré parfois quelques divergences d’appréciation. En confiance, le président Les Républicains s’est adressé aux 1 500 militants comme s’il adressait à l’ensemble des Français : « La France n’est pas une race, elle est une idée, une identité, une langue, une histoire ». Son discours diffère de celui prononcé, un an plus tôt, dans cette même salle des Costières. À l'époque, Nicolas Sarkozy galvanisait les foules pour la présidence de l’UMP. Il s’était longuement attardé sur l’immigration et l’Europe. Des thèmes qui l’a certes, abordé ce soir, mais de façon moins prépondérante, laissant plus de place à « la méritocratie », au « respect du droit de propriété », au « travail » ou à « l’assimilation ».

2016, une année pour « poser les débats »

L’année 2016 s’annonce être une année charnière avec l’organisation de la Primaire qui désignera le candidat de la droite pour la Présidentielle. S’ils souhaitent l’alternance, Les Républicains ne doivent pas la rater. Nicolas Sarkozy prévient : « la division fait perdre mais le débat fait gagner ». Des débats pour « poser les bonnes questions » : « qui sommes-nous ? », « que voulons-nous ? » et « à qui devons-nous nous adresser ? ».

Sur ces questions, Nicolas Sarkozy a déjà sa petite idée : « nous devons nous adresser à tous les Français d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur confession (…) Notre parti ne doit pas être un club de supporters mais le parti de la nation ». Le chef Les Républicains a égrainé quelques pistes de réflexion. Par exemple, sur le droit de propriété : « faut-il s’excuser d’avoir un patrimoine et de vouloir le léguer à ses enfants ? (…) François Hollande n’aime pas les riches. Parfait ! S’il veut moins de riches, nous, nous voulons moins de pauvres ». Sur la question du travail, il reprend sans le nommer le slogan « du travailler plus pour gagner plus » de 2007, dont l’incarnation, par la création des heures supplémentaires défiscalisées, a été balayée par François Hollande. Concernant l’éducation, Nicolas Sarkozy lance : « qu’est-ce que l’on attend de nous ? (…) Les notes et les classements, ça me plaît. Ca permet de récompenser le travail de celui qui se donne du mal pour apprendre ». Enfin, il demandera de choisir entre « assimilation et intégration », avec là aussi, sa préférence : « ce sont les derniers arrivés en France qui doivent s’adapter et pas l’inverse ».

« Dans quelques jours, c’est à toute la France que je vais parler »

Les militants sont pendus à ses lèvres, mais une question brûle les leurs : Nicolas Sarkozy va-t-il se déclarer candidat à la Primaire ? « Dans quelques jours, c’est à toute la France que je vais parler, mais c’est d’abord à vous que je souhaite parler », a-t-il introduit en prémices de son discours. Une fausse alerte pour les militants, sauf peut-être pour le sénateur-maire de Nîmes : « avec son discours et ses bribes de programme, on peut considérer qu’il l’a presque fait… ».

Coralie Mollaret

objectifgard.com

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