J’ai la France en moi, je n’y peux rien. C'est une passion

Publié le par La rédaction

J’ai la France en moi, je n’y peux rien. C'est une passion

Voici une petite compilation des réponses de Nicolas Sarkozy lors d'une interview accordée au Parisien en septembre.

- Sur la campagne de 2012 : la campagne de 2012 s'est résumé en un mot : le mensonge. Le drame du quinquennat de monsieur Hollande s'est noué dans ce mensonge. Et tout le débat jusqu'en 2017 portera sur cela. Car la situation est tellement grave qu'on ne peut plus se permettre d'accepter le mensonge.

- Sur les 35 heures : Les heures supplémentaires que j'ai instituées ont profité à 9,6 millions de personnes, celles qui bossent tout le temps. Elles permettaient de s'exonérer des 35 heures. Donc de travailler plus et de gagner plus. François Hollande les a supprimées car, disait-il, elles coûtaient cher. Or c'est faux. Car c'est en travaillant plus qu'on crée de la croissance. Quand vous gagnez 2 000 € par mois et 200 € d'heures supplémentaires, vous n'épargnez pas, vous dépensez. Certes, ces heures supplémentaires défiscalisées ne généraient pas d'impôts, mais c'était de la TVA supplémentaire. On n'avait jamais encaissé autant de TVA.

Sur ces trois dernières années, la croissance a été systématiquement inférieure à ce qu'elle était à mon époque après la crise de 2008. Et les heures supplémentaires y ont joué pour beaucoup. Quant à supprimer les 35 heures, oui il faut le faire. Et je ferai dans les semaines qui viennent des propositions sur ce sujet. Notamment sur les RTT des cadres qu'il faudra certainement réduire. Sur la fonction publique également, et notamment la fonction publique territoriale.

La question de l'allongement du temps de travail sera clairement posée de deux façons. Il faudra ouvrir une nouvelle négociation sur les retraites et revoir la loi sur les 35 heures obligatoires, car sans les heures supplémentaires qui créent de la souplesse, elle nous met en situation de chute de compétitivité dramatique.

- Sur Macron : à quoi sert-il ? Il dit que les 35 heures ce n'est pas bien et le lendemain le Premier ministre dit qu'on n'y touchera pas ! Macron est l'alibi qui justifie une goutte de modernité dans un océan d'archaïsme.

- Sur le porc dans les cantines : Ce n’est pas à la République de s’adapter au désir de chacun. Face à l’augmentation des phénomènes migratoires et des tentations communautaires, il faut dire stop ! Il n’y a pas de cantine pour les petits juifs, les petits musulmans, ou les autres : il y a la cantine pour tous !

- Sur son caractère : Mon caractère ne me porte pas à revenir en arrière. Je ne suis pas nostalgique. Il y a bien sûr beaucoup de choses que je referais différemment. Pas sur les décisions d'Etat comme la Libye, la politique économique. Mais sur moi, et ma façon d'être, je changerais. J'ai beaucoup appris de la défaite. Plus jeune, j'étais un peu bulldozer.J’ai tellement de convictions que je vais parfois trop rapidement à la réponse. Le parler-vrai peut devenir un parler-brutal. Et cela peut blesser. Je le regrette après. Aujourd’hui, je prends plus de précautions.

J’aime discuter, j’aime convaincre. J’ai la France en moi. Je n’y peux rien. C'est une passion.

Publié dans France

Commenter cet article